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Sur les marchés
Les marchés financiers ont-ils raison de reprendre espoir ?
La semaine qui vient de s’écouler, redonne quelque espoir aux boursiers. Cinq séances consécutives dans le vert pour une hausse hebdomadaire de plus de 6% permettant au CAC 40 de retourner au-delà des 4.700 points. Une bouffé d’oxygène bien appréciée après la chute intervenue à la fin de l’été, l’indice étant tombé brutalement de ses 5.200 points jusqu’à 4.200 points. Les investisseurs ont-ils raison de retrouver des raisons d’espérer ? L’incertitude est pourtant à son comble sur plusieurs sujets primordiaux. A commencer, bien sûr, par la décision de la Fed vis-à-vis de ses taux. Attente d’autant plus angoissante que quel que soit le geste fait par Janet Yellen, les marchés peuvent mal le prendre. Comme on l’a vu le 18 septembre dernier lorsque la patronne de la banque centrale américaine a préféré surseoir à une remontée de son coût du crédit : les places financières mondiales ont décroché en dépit du signal positif théorique qu’envoie une telle décision. Aujourd’hui, d’ailleurs, les statistiques macro-économiques laissant envisager un nouveau statu-quo de la Fed sont bien perçues. C’est vraiment à n’y rien comprendre.
Autre incertitude avec laquelle les places financières vont devoir jongler ces prochaines heures : la qualité des chiffres d’affaires du troisième trimestre des entreprises qu’elles s’apprêtent à publier. Là encore, on verra si le contexte actuel d’un ramollissement des économies des pays émergents, d’un regain de vigueur de l’euro au détriment du dollar ou d’un net ralentissement des investissements du côté des sociétés pétrolières aura un impact négatif sur l’activité des firmes cotées. Gare aux mauvaises nouvelles compte tenu de la nervosité ambiante.
Incertitude qui se traduit déjà dans les statistiques des opérations financières initiées depuis le début de l’année. Si la première partie de 2015 a démarré sur les chapeaux de roues, elles ont nettement ralenti depuis la rentrée, reproduisant quasiment à l’identique le scénario déjà observé l’an passé.
Mais finalement, les investisseurs préfèrent aujourd’hui voir le verre à moitié plein. Et veulent croire que la politique ultra accommodante des banques centrales viendra à la rescousse des marchés financiers. Et se nourrissent de nouvelles à court terme relativement encourageantes, comme le léger redressement des prix de l’or noir (qui a permis cette semaine à toutes les valeurs pétrolières de bondir après avoir été massacrées ces dernières semaines). Pour preuve, Vallourec a repris….40% cette semaine, tout en perdant toujours 50% depuis le début de l’année. Amplitude de cours que les spécialistes attribuent pour l'essentiel à des rachats de positions "short", Vallourec étant sans doute actuellement la valeur la plus "shortée" de la cote. Idem pour CGG qui s’est adjugé 37,5% ces cinq dernières séances, tout en reculant toujours de 14% depuis le 1er janvier. Fondamentalement, la donne n’a pourtant pas changé depuis la rentrée : on est toujours à la merci de nouvelles mauvaises statistiques et décisions de la Chine, le pétrole n’est toujours pas très vaillant dans un contexte géopolitique ultra délicat et l’investissement des entreprises n’est pas plus au rendez-vous. Signe évident de cette ambiance anxiogène : les investisseurs reviennent massivement vers les obligations, au détriment des actions qu’ils jugent de nouveau plus risquées.
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