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Presse allemande : entre flottement grec et déménagement d'EADS

L'accord des ministres européens se fait attendre, tandis que Thomas Enders fait débat en déménageant l'administration d'EADS à Toulouse. Scoop: le ministre des Finances allemand évoque une adaptation du sauvetage portugais.
La presse allemande rebondit ce vendredi sur la situation de la Grèce. "Le Premier ministre grec Venizelos a vanté le nouveau programme d'austérité de son gouvernement à Bruxelles comme 'solide et crédible'. Ses collègues de la zone euro n'ont cependant pas voulu le croire tout à fait et hésitent à donner des engagements rapides au pays vacillant. Les paroles doivent être suivies par des actes", relate le Frankfurter Allgemeine Zeitung. "L'Eurogroupe laisse les Grecs continuer à avoir peur", estime pour sa part le Spiegel. "On ne sentait pas encore de soulagement à Bruxelles, explique le site de l'hebdomadaire. Dans la lointaine Athènes, les chefs des partis grecs s'étaient enfin pliés jeudi, après des semaines de résistance, à l'obligation d'austérité des partenaires européens. Mais les ministres des Finances se sont montrés sceptiques le soir, pour leur réunion au Conseil de l'Europe. Jean-Claude Juncker, a parlé de 'nombreux points obscurs'". Etape suivante la semaine prochaine : "Les ministres veulent seulement rediscuter du programme d'aide pour Athènes mercredi prochain, explique la FAZ. 'Les négociations ont déjà bien avancé, mais nous ne sommes pas encore suffisamment loin', a déclaré le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble." "D'ici mercredi, Athènes doit remplir encore trois conditions, sans lesquelles la Troïka de l'UE, la BCE et le FMI n'accorderont pas le programme, a dit Juncker", poursuit la FAZ. Par ailleurs, selon le Wall Street Journal allemand, "le gouvernement serait apparemment disposé à adapter le programme de sauvetage pour le Portugal. C'est ce qu'a déclaré Wolfgang Schäuble à son homologue portugais en marge de la rencontre de l'Eurogroupe à Bruxelles". Dans une vidéo postée visiblement à son insu sur YouTube, le ministre aurait déclaré à Vitor Gaspar que "si une 'adaptation du programme portugais' est nécessaire, 'nous le ferons'", explique le Spiegel. "C'est la première fois qu'un haut responsable de l'UE évoque le fait que le Portugal ait peut-être besoin de plus de temps et d'argent afin de remettre son économie dans les rails et rembourser ses emprunts à ses partenaires de l'euro". Le Süddeutsche Zeitung s'intéresse ce vendredi au groupe franco-allemand EADS, avec le "déménagement de l'administration du groupe aéronautique à Toulouse", qui, selon le quotidien, "rompt l'équilibre franco-allemand". Ce changement de localisation, voulu par le nouveau chef du groupe, Thomas Enders, aurait pour conséquence que "les sites de Münich et de Paris perdent en importance", précise le Süddeutsche. Le journal estime que son prédécesseur, Louis Gallois, était plus diplomate. Ce dernier avait en effet expliqué : "ce n'est certes pas une solution optimale, mais cela fonctionne néanmoins très bien. [...] Je ne suis pas une poule qui a besoin d'avoir ses poussins en permanence autour d'elle". "Jusqu'à présent, le groupe travaillait, principalement pour des raisons politiques, avec deux centres : un à Ottobrunn, près de Munich, et un à Paris. Cela avait été décidé lors de la création d'EADS en 2000. [...] Aussi bien l'Allemagne que la France avaient insisté sur cette décision - pour des raisons de prestige et pour montrer l'équilibre difficile entre les deux pays. Les coûts plus élevés et les inefficiences avaient été délibérément acceptées." En s'installant à Toulouse, le groupe trouve aussi un moyen de se rapprocher de sa filiale Airbus.
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