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BNP Paribas affiche un profit stable dans un contexte difficile
BNP Paribas a ouvert ce matin la publication des résultats des banques françaises. Ses chiffres montrent que son modèle à mieux résisté que ceux de ses homologues européens qui se sont lancés dans l’exercice ces derniers jours. L’établissement de Jean-Laurent Bonnafé affiche en effet un produit net bancaire de 11,3 milliards d’euros au deuxième trimestre 2016, en hausse de 2,2% sur un an. Son résultat net part du Groupe est stable à +0,2% à 2,56 milliards d’euros soutenu par la cession positive de Visa. Hors éléments exceptionnels, il s'affiche en baisse de 4,8% à 2,2 milliards. A titre de comparaison, le résultat net de Deutsche Bank a chuté de 97,6% à 20 millions d’euros, tandis que Commerzbank a vu son bénéfice net passer de 307 millions à 209 millions d'euros sur un an.
Ainsi, sur le premier semestre, le résultat net part de BNP Paribas atteint les 4,3 milliards d'euros en hausse de 4,1% (-1,3% hors exceptionnels). « C’est probablement la meilleure performance à ce jour » pour une banque européenne, a souligné Jean-Laurent Bonnafé. En ce qui concerne le rendement des capitaux propres, l’établissement de la rue d’Antin s’en sort bien grâce à un RoE de 9,7% (+50pb par rapport à 2015). Autre bonne nouvelle : la baisse importante du coût du risque enregistrée ces six derniers mois par la banque (-20,5% par rapport au premier semestre 2015), qui se fait notamment sentir sur ses activités italiennes. Parmi les autres chiffres importants publiés par la firme, on notera également la baisse des frais de gestion (-1,2% à 14 717 millions d’euros) et du résultat avant impôt (-1,2% à 6 163 millions) ou encore la hausse du PNB (+0,1% à 22 166 millions).
La banque de détail en Europe continue de souffrir à cause de l’environnement de taux bas et de la mauvaise santé de la Bourse qui n’a pas donné envie aux clients de se lancer ou de changer leurs positions. L’heure n’est donc plus à des anticipations de stabilité des revenus, mais plutôt à une évolution négative. Néanmoins, le résultat sur ce segment continue de résister (avant impôt : 1,1 milliard, -0,7% par rapport au T2 2015), notamment grâce à la poursuite de la baisse du coût du risque. « Je pense que beaucoup de nos concurrents n’arriveront pas à faire aussi bien », a estimé Philippe Bordenave, directeur général délégué de BNP Paribas. A noter que les crédits (+1,9%) et les dépôts (5,5%) sont en hausse par rapport au deuxième trimestre de l’an passé. Les taux ont atteint de tels niveaux que les particuliers laissent de plus en plus leur argent sur leurs dépôts à vue, précise l’établissement.
Toujours sur l’activité banque de détail en Europe, BNP Paribas poursuit le développement de son offre digitale. Elle expérimente ainsi l’application mobile Wa ! en vue d’un lancement en 2017. Les clients des différentes banques pourront mettre toutes les cartes (fidélité, identité, réduction) sur leur téléphone. L’établissement croit en cette technologie qui développe la coopération entre les financières et la grande distribution, Carrefour étant partenaire du projet.
Pour ce qui est de la banque d’investissement, BNP Paribas s’est largement distinguée sur le segment fixed-income. La partie FICC a enregistré une activité soutenue sur les taux et les changes ainsi que de bonnes performances sur le crédit et les émissions obligataires lui permettant de prendre 16,7% ce dernier trimestre. En revanche, l’activité Equity & Prime Services a chuté de 18,7% par rapport à la base très élevée du deuxième trimestre 2015. Globalement, les revenus corporate and institutional banking sont en hausse de 1,4% à 3 056 millions d'euros, le tout par rapport à une base élevée au T2 2015. Du coté de BNP Paribas IP, les actifs sous gestion ont grimpés à 967 milliards d'euros (+1,3% par rapport à fin 2015), malgré la volatilité de l'ensemble des marchés.
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