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Icade : et maintenant ?

Même si les actionnaires ont tranché la semaine dernière, le différend entre la Caisse des dépôts et le Crédit Agricole ne peut en rester là. Et ce, d'autant plus que s'opposent ici deux des plus grands investisseurs institutionnels de la place. Situation inédite qui appelle une solution claire.
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Les actionnaires d’Icade réunis en assemblée générale la semaine dernière, ont tranché : les demandes formulées par le Crédit Agricole en vue d’obtenir trois administrateurs au sein du conseil ont échoué, tandis que les résolutions proposées par la Caisse des dépôts en vue d’élire ou renouveler quatre personnes sont toutes passées. Dont acte.

Mais, comme le formulent volontiers des spécialistes du secteur immobilier, les choses ne peuvent en rester là. La façon dont sont apparues les divergences de vues sur la composition du conseil ou les propos tenus par Yves Perrier, qui supervise le pôle assurance de CASA, sur Eric Lombard ont été suffisamment violents pour appeler une suite. D’autant que la demande de la banque verte n’est pas éteinte et que la prochaine nomination d’un administrateur indépendant, comme évoqué par la direction de la foncière lors de l’AG, devrait à nouveau être l’occasion pour les uns et les autres de donner leur avis sur la question.

Et ce, d’autant plus que le Crédit Agricole est effectivement également actionnaire d’Icade Santé, le pôle de cliniques développé par Olivier Wigniolle. « Le sujet est temporairement réglé, mais il appelle soit une paix de braves, soit une évolution capitalistique, car je n'ai jamais vu une telle passe d’armes entre d’aussi gros investisseurs institutionnels », assure un fin connaisseur du secteur immobilier. Mais si le Crédit Agricole peut facilement arbitrer sa participation au sein d’Icade, cela serait beaucoup moins facile pour ses parts dans Icade Santé, non coté.

Dans tous les cas, ce problème entre ces deux acteurs majeurs français semble bien être né d’une soudaine conscience de la banque verte qu’avec près de 6 milliards d’euros investis dans toutes les foncières françaises, elle n’avait finalement pas son mot à dire. D’où la rebuffade d’Yves Perrier, connu pour son franc-parler, alors qu’il avait d’autres visées pour les actifs d’Icade. L’heure n’est, en tout cas, pas confortable pour les opérationnels de la foncière qui préféreraient sans doute travailler dans un climat plus serein. 

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