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Presse allemande : lutte contre l'évasion fiscale et le déficit au menu du G20

L'Allemagne semble bien décidée à faire entendre sa voix à Washington. Le pays souhaite instaurer un endettement maximal de 90% du PIB.
Ce vendredi, peu avant l'ouverture du sommet du G20, à Washington, la presse allemande dresse un tour d'horizon des sujets qui seront évoqués. Le Handelsblatt explique notamment que "Schäuble veut une nouvelle coopération sur l'évasion fiscale". "Avant le sommet du FMI et du G29, le ministre des Finances a réaffirmé sa volonté de mettre fin aux paradis fiscaux. Les transactions ne doivent pas rester non réglementées". "La rencontre à Washington est certainement [...] l'occasion et la possibilité de promouvoir nos initiatives dans le domaine de la lutte contre l'évasion fiscale et contre l'érosion de l'assiette fiscale, avec des sociétés internationales, et de gagner de nouveaux alliés", a-t-il déclaré avant de partir pour Washington. Le Handelsblatt poursuit en expliquant que selon Wolfgang Schäuble, "la crise a montré que nous ne devons pas laisser faire que 'certains individus refusent de participer au fardeau fiscal'". Autre sujet important aux yeux de l'Allemand : "le G20 se dispute sur une limite maximale pour les dettes des Etats", annonce le Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Avant la rencontre des ministres des Finances des grands pays industrialisés et des pays en développement, l'Allemagne fait pression pour un taux d'endettement maximal de 90%. L'Amérique le refuse". Le FAZ précise : "cela a été confirmé par deux sources, qui sont informées du déroulé. L'Allemagne s'apprête à demander, dans le cercle du G20, un accord dans le cadre des objectifs de Toronto. Lors du sommet de 2010, à Toronto, les pays industrialisés du G20 s'étaient obligés à diviser de moitié leur déficit budgétaire d'ici 2013 et à stabiliser ou réduire leur dette par rapport à leur performance économique d'ici 2016". Par ailleurs, la chancelière Angela Merkel a réagi à l'étude de la BCE, très commentée en Allemagne, selon laquelle le citoyen allemand aurait moins de patrimoine que l'espagnol ou le grec. La dirigeante allemande estime que cette présentation est "déformée", rapporte le Spiegel. "D'un point de vue purement statistique, les pays comme l'Espagne, Chypre ou la Grèce sont, par ménage, plus riches que nous", a confirmé la chancelière au journal Bild, mais pour elle ces chiffres sont faussés. "Les Allemands sont, pour Angela Merkel, plus riches que ce que suppose la BCE", explique le Spiegel. "Ainsi, dans les pays du sud de la zone euro, beaucoup plus de personnes utilisent les maisons et les habitations comme des retraites. 'En Allemagne, à l'inverse, il y a un système de pensions fort, juridique et professionnel. Le haut niveau des retraites des Allemands n'est cependant pas intégré dans ces statistiques sur la propriété, ni les biens et les actifs que les Allemands détiennent à l'étranger', a déclaré Merkel. 'C'est pourquoi, la richesse moyenne des Allemands semble plus faible que ce qu'elle est réellement'".
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