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Des petits fours pour Sodexo

Le groupe de restauration collective emporte Lenôtre face à de nombreux concurrents. De quoi monter en gamme et diversifier son portefeuille.
Sodexo poursuit son petit chemin dans la restauration de prestige. Le groupe présidé par Pierre Bellon avait déjà emporté la restauration de la Tour Eiffel, en association avec Alain Ducasse en lieu et place d'Elior, il y a quatre ans. Mais il était en retard sur le créneau haut de gamme par rapport à son concurrent dans la restauration collective, qui possède les concessions des musées du quai Branly, d'Orsay, du grand Louvre ou de la Tour Montparnasse. Avec Lenôtre, ses 105 millions d'euros de chiffre d'affaires et sa présence dans 13 pays, Sodexo fait un pas significatif dans ce secteur même si globalement cette activité restera marginale par rapport à la restauration collective, qui assure 95% de ses ventes, et aux services prépayés, qui font presque 5%. Mais, à partir du moment où Accor avait mis Lenôtre en vente et où Sodexo veut croître dans le prestige, le groupe marseillais ne devait pas manquer cette rare opportunité. C'est sans doute pourquoi il y a mis le prix face à des concurrents comme Groupe Lucien Barrière, culturellement beaucoup plus proche de Lenôtre ou le groupe Le Duff et des fonds. En payant environ 57 millions d'euros en cash, soit une valeur d'entreprise de 75 millions, Sodexo a mis la barre assez haut avec une valorisation représentant 11 fois le résultat opérationnel et 14 fois le bénéfice net attendu cette année, soit 25% plus cher que les transactions similaires dans ce secteur. Mais c'était le prix à payer pour l'emporter et distancer Elior dans le haut de gamme. Et l'opération reste financièrement très modeste par rapport aux plantureux résultats de Sodexo, qui génère plus de 400 millions d'euros de profit annuel.
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