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Société Générale quitte la Croatie pour mieux grossir ailleurs à l'international 

La cession aura un impact de -240 millions d'euros sur le résultat du T4 de la banque, tout en améliorant ses ratios financiers. L'établissement dirigé par Frédéric Oudéa entend toutefois saisir d'autres opportunités d'acquisition en Europe Centrale et Orientale. La consolidation internationale est plus que jamais un sujet d'actualité pour les grands établissements.
Frédéric Oudéa
Frédéric Oudéa

Frédéric Oudéa est catégorique lorsqu'on l'interroge sur le sujet : il ne compte pas quitter la Russie où le groupe a réussi à se tailler une belle place. Et malgré les difficultés économiques de la zone nées des problèmes politiques engendrés par la gestion de la crise Ukrainienne, la banque tient le cap coûte que coûte. Ce qui commence d'ailleurs à lui profiter puisque lors de la publication des performances du 3ème trimestre, la Russie a présenté des résultats bien plus encourageants que par le passé, avec une activité soutenue sur les entreprises et une reprise de la production de crédits aux particuliers.

Ailleurs, sa philosophie est tout autre : "La stratégie du Groupe dans cette région consiste à concentrer sa présence sur les marchés où il peut se positionner parmi les banques de premier plan, avec une taille critique permettant une contribution appréciable aux revenus de la région". Ce qui n'était pas le cas en Croatie où la banque annonce ce matin avoir conclu un accord définitif avec le groupe OTP Bank en vue de lui céder sa filiale à 100%, Splitska Banka (SGSB). La combinaison de SGSB et des activités du groupe OTP Bank en Croatie permettra la création d’un acteur d’une taille plus significative avec davantage de potentiel de développement", ajoute un communiqué de Société Générale qui n'entend pas pour autant délaisser la région puisqu'elle stipule bien qu'elle saisira des opportunités de consolidation en Europe centrale et Orientale. En attendant, cette cession aura un impact d’environ -240 millions d'euros sur les résultats du 4ème trimestre 2016 et un autre, positif cette fois, sur les ratios financiers (+8,5 bps pour le CET1).

En Europe Centrale et Orientale, Société Générale est déjà présente en République Tchèque où elle enregistre d'assez bons résultats. Comme en témoignent les chiffres publiés au titre du troisième trimestre. Les encours de crédits ont progressé de 11,9% par rapport au T3 2015 à 21,7 milliards d’euros, tirés par une production dynamique de crédit aux particuliers et aux grandes entreprises. En Roumanie, l’environnement économique s’améliore progressivement permettant à la banque locale d'optimiser ses performances en raison, principalement, de la croissance sur les segments des particuliers et des grandes entreprises.

Société Générale ne se plaint d'ailleurs pas vraiment de son déploiement à l'international. Sur le troisième trimestre 2016, le pôle banque de détail et services financiers internationaux a réalisé un résultat net part du Groupe de 457 millions d’euros, en hausse de 30,6% sur celui du T3 2015.  Du coup, la banque ne s'interdit pas de regarder d'autres dossiers susceptibles de lui faire gagner des parts de marché sur des zones aux perspectives de développement plus dynamiques qu'en France. Le titre de l'établissement bancaire ne varie pratiquement pas ce matin. Il gagne un peu plus de 10% depuis le début de l'année et près de 50% sur les trois derniers mois.

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