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Le private equity super star
A entendre les professionnels de la finance actuellement, deux sortes d’actifs doivent être privilégiés : l’immobilier et le private equity. Si le premier commence à faire naître certaines craintes de bulle avec toutes les conséquences qu’elle suppose, le second n’est pas loin de connaître le même phénomène. Ce qui n’est pourtant pas pour faire peur aux spécialistes du secteur. Qui continuent, plus que jamais, à « closer » des deals et initier des opérations de financement. C’est le cas aujourd’hui d’Initiative & Finance, acteur bien connu de l’accompagnement et de la transmission de PME françaises (anciennement dans le giron de Natixis avant de prendre son indépendance en 2010), qui annonce entrer au capital de Valtus, cabinet de management de transition. Le spécialiste du private equity en acquiert 27% dans l’optique d’accompagner son développement. C’est la première fois qu’un acteur du capital investissement entre au capital d’un cabinet de management de transition, fait remarquer Initiative & Finance qui réalise ici son 300ème investissement en capital. « Nous avons été séduits par l’esprit Valtus, qui a construit son offre, son positionnement et la puissance de sa marque dans une approche moderne et dynamique de son métier, à la pointe de l’innovation et de la technologie, et avec une dimension internationale », soutient le patron de la société de capital investissement, Jean-Bernard Meurisse.
De son côté, Capzanine, spécialisé dans l’investissement privé et plus particulièrement le financement haut de bilan, majoritaire, minoritaire et obligataire est tout aussi optimiste en dépit du contexte actuel de prix parfois déraisonnables. La société dresse d’ailleurs un bilan semestriel très positif avec une forte croissance des actifs sous gestion : 1,4 milliard d’euros ont été levés sur les 12 derniers mois. Sur le premier semestre, 19 opérations ont été réalisées et 330 millions d’euros investis. Pour favoriser son développement Capzanine a fait entrer en 2015 deux financiers de poids susceptibles de l’aider à plus d’un titre : Axa et Eurazeo, chacun détenant 22% du capital. Le premier lui apporte sa force de frappe et son expertise assurtech, le second, son ADN equity, la puissance de son réseau et sa présence à l’étranger, notamment en Chine.
Pour assurer son développement, le groupe vient de renforcer ses équipes et envisage de poursuivre sur cette lancée dans l’optique de lancer prochainement un nouveau produit destiné au financement de PME-ETI. Capzanine compte ainsi 33 personnes aujourd’hui alors que l’entreprise a également noué des liens avec Amiral Gestion sur le créneau des small et mid cap. Reste à savoir si ce contexte très favorable aux investisseurs peut perdurer. Selon Christophe Karvelis-Senn, président de Capzanine, ce marché très porteur peut le rester si les taux d’intérêt ne remontent pas de façon trop violente. Ce qui semble envisageable au regard des niveaux de l’inflation, toujours aussi flatte. Pour lui, l’élément clef de cette stagnation n’est autre que l’essor de la digitalisation, celle-ci étant en train de bouleverser fondamentalement l’ensemble des business modèles, avec notamment une réduction drastique des effectifs, des prix des services et une précarisation des emplois. Ce qui n’empêche pas une inflation galopante des prix des acquisitions. A voir maintenant comment peut fonctionner sur le long terme un tel gap.
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