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"Les Allemands achètent plus qu'avant"
En 2013, l'épargne a représenté 10% du budget des ménages allemands, un plus bas depuis 2001. Un facteur qui devrait soutenir la demande intérieure et la croissance pour cette année.
Consommateur allemand
Alors que l'Etat allemand dévoilait en milieu de semaine que la croissance allemande avait été revue à la hausse pour 2014 (et 2015), la presse outre-Rhin se félicite également des très bons chiffres - inattendus - du dernier trimestre 2013. Ainsi, le Spiegel explique que "les fortes exportations ont soutenu la croissance allemande. Grâce à la hausse de la demande en provenance de l'étranger, l'année dernière s'est bien terminée pour la croissance allemande. Le produit intérieur brut a augmenté de manière significative et surprenante de 0,4% au dernier trimestre. A l'inverse, les dépenses de consommation ont diminué". Le quotidien poursuit : "sur l'ensemble de l'année 2013, malgré une bonne fin d'année, la croissance reste estimée à 0,4% seulement. » Pour 2014, le gouvernement fédéral est optimiste. Il mise sur une augmentation de 1,8% et pour 2015, même 2%".
Un optimisme qui résulte notamment d'une baisse du taux d'épargne des ménages. "Un des bons signaux pour 2014", rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung, c'est que "les Allemands achètent plus – en partie en raison de taux plus faibles sans toutefois qu'on puisse parler de frénésie des dépenses. Le taux d'épargne dans le pays continue à être très élevé". Le FAZ note toutefois que "la consommation des Allemands est plus haut depuis longtemps. Le taux de chômage est faible et comme les épargnants n'obtiennent pas beaucoup d'intérêts, ils dépensent plus". En moyenne, le taux d'épargne ne représente plus que 10%du budget des ménages en Allemagne en 2013, soit son plus bas niveau depuis 2001, estime l'économiste Christoph Schmidt. "Il est encore difficile de savoir cependant si ce taux va continuer de chuter", ajoute-t-il. D'autant que lui-même "conseille aux citoyens de ne pas perdre de vue l'épargne pour la retraite, malgré les taux faibles".
Enfin, le Spiegel revient une nouvelle fois sur la préoccupation centrale en Allemagne : "l'évolution des prix dans la zone euro", expliquant que "la BCE ne voit aucun danger de déflation". "La Banque centrale européenne a balayé les inquiétudes autour d'une spirale déflationniste, des prix en baisse et une faible croissance. La banque centrale ajoute que le recul impressionnant de l'inflation en janvier s'explique par l'évolution des coûts de l'énergie - en dehors de cela cependant la hausse des prix reste faible". Le Spiegel ajoute que le taux d'inflation devrait être de nouveau aux alentours des 2% en 2016, avec 1,7%. Quant à 2014, "les observateurs comptent sur une valeur de 1,1%".
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