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La valorisation des PME non cotées de l’eurozone au plus haut depuis 2008
Au premier trimestre 2014, les niveaux de valorisation des PME de la zone euro ont atteint des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis le premier semestre 2008, d’après les chiffres compilés par Epsilon Research pour Argos Soditic. Les 78 acquisitions -de sociétés dont les fonds propres sont valorisés entre 15 et 150 millions d’euros- ont été réalisées sur la base d’une valorisation à 7,8 fois l’Ebitda, contre 7,5 fois au T4 2013. L’évolution est importante, d’autant plus que les multiples stagnaient à 6,6 fois au cours des trois premiers trimestres de 2013.
Dans le détail, les investisseurs non financiers constituent le moteur de cette croissance, puisqu'ils ont payé leurs acquisitions 8,3 fois l’Ebitda, contre 7,6 fois au T4 2013. Une hausse due à la bonne orientation des marchés actions, qui pousse les entreprises cotées à proposer des multiples de valorisation en ligne avec leurs propres multiples. Par ailleurs, la part des investisseurs étrangers (45%), et notamment américains, augmente constamment depuis six mois, et ceux-ci proposent généralement des multiples plus élevés.
Du côté des fonds en revanche, la tendance est à la stagnation avec des multiples d’acquisition des PME à 7,3 fois l’Ebitda. Conséquence : le marché pourrait se scinder entre les actifs de qualité se prêtant bien aux acquisitions par des industriels et ceux qui ne les attirent pas. Une situation analogue à ce qui avait lieu avant la crise.
A noter que le regain de confiance des investisseurs, visible par la hausse des marchés actions, la reprise des introductions en Bourse et l’annonce d’opérations M&A d’envergure, ne se transmet que partiellement au midmarket. En cause, la faible appétence des vendeurs : les dirigeants de PME peuvent avoir intérêt à retarder la cession de leur entreprise et attendre un retour à une meilleure rentabilité avant d’engager un processus de sortie. Par ailleurs, les grandes entreprises, dont les bilans sont sains, ont moins de pression pour vendre des actifs. Enfin, l’introduction en Bourse est redevenue une alternative crédible pour les fonds LBO souhaitant céder leurs participations midcap.
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