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Thalès : Philippe Boisseau décline d'en prendre la présidence

Selon les informations de WanSquare, les actionnaires de Thalès lui auraient proposé le poste, après que Patrick Pouyanné lui a été préféré pour prendre la direction générale de Total. Ce polytechnicien de 52 ans préfère rester au sein du pétrolier.
Thales
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Le nom du remplaçant de Jean-Bernard Lévy, à la tête de Thalès devrait être bientôt connu puisque celui-ci va très prochainement être intronisé à la direction d’EDF lors de sa prochaine assemblée générale. Une chose est sûre : selon les informations de WanSquare, il ne s’agira pas de Philippe Boisseau à qui le poste a été proposé. Le directeur général Marketing & Services et Energies Nouvelles de Total, l'un des deux candidats susceptibles de remplacer Christophe de Margerie tragiquement disparu, aurait effectivement décliné l’offre. Même si le conseil d’administration du pétrolier lui a finalement préféré Patrick Pouyanné pour porter haut l’étendard de l’entreprise à travers le monde, Philippe Boisseau a souhaité rester. Et ce, notamment parce qu’il n’aurait pas souhaité quitter si précipitamment Total dans un tel contexte. Ce polytechnicien de 52 ans a rejoint le groupe en 1995. Il s’occupe notamment de développer le secteur aval de la chaîne du gaz et les nouvelles énergies (solaire et biomasse) en complément des activités de Total dans le domaine des hydrocarbures.

L’information est importante car elle dénote, que les actionnaires de Thalès, dont l’Etat et la famille Dassault, sont toujours en train de chercher la perle rare et surtout qu’ils ne regardent pas uniquement parmi les grosses pointures internes. Contrairement au souhait formulé récemment par le personnel du groupe français et par Jean-Bernard Lévy lui-même qui, en annonçant officiellement son départ, avait indiqué que son meilleur successeur serait une solution interne. Mais manifestement, les actionnaires du groupe n’en font encore qu’à leur tête, malgré un rythme de rotation de plus en plus rapide à la tête de l’entreprise, rythme qui ne peut concourir à une gestion optimale. C’est d’ailleurs peut-être aussi en raison de cet aspect que Philippe Boisseau n’a pas voulu se lancer dans cette aventure.

Selon plusieurs bureaux d’analyses mais aussi des spécialistes du secteur, cette succession bien trop rapprochée de présidents et une très mauvaise chose pour la société qui n’a pas le temps de profiter des nouvelles stratégies mises en place par ses patrons éphémères. A tel point, par exemple, qu’elle ne peut figurer dans le palmarès des meilleurs présidents, édité chaque année par la Harvard Business Review. Et ce, pour la bonne raison que pour figurer parmi les candidats potentiels, il faut une antériorité d’au minimum 7 ans. Difficile, dans ce cas, de fédérer tous les salariés autour d’un projet de long terme. D’où son recul de 15% en Bourse depuis le début de l’année, quand le CAC 40 n’en cède que 2%. Avec, toutefois, un plus beau parcours sur trois ans, l’action s’adjugeant 35%.

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