Sodexo : l'assemblée générale a validé les rémunérations
L'assemblée générale de Sodexo s'est tenue hier. Selon le décompte de l'Hebdo des AG, les actionnaires ont validé toutes les résolutions, dont celles sur les sujets de rémunération votées entre 84% et 88%. Parmi elles : l'indemnité de non-concurrence de Michel Landel, qui a quitté ses fonctions de directeur général après 33 ans passés dans le groupe.
En amont du raout, Phitrust avait déposé trois questions écrites dont une relative à cette indemnité de non-concurrence. "En opposition avec le code Afep-Medef, la 4ème résolution propose de voter cette indemnité de non-concurrence qui compte tenu de l’âge et de l’ancienneté de M. Landel chez Sodexo, ressemble fortement à une indemnité de départ à la retraite", a fait valoir la société de gestion.
Pour sa part, Sodexo a expliqué qu'en novembre le conseil d’administration a autorisé "l’engagement de non-concurrence qui a pour objet de protéger le Groupe en restreignant la liberté de M. Michel Landel, postérieurement à la fin de son mandat de Directeur Général, d’exercer chez un concurrent (...)". En contrepartie, il va lui être versé une indemnité dont le montant sera égal à 24 mois de la rémunération fixe versée au cours de l’exercice précédent, soit plus de 1,8 million d'euros. Lors de l'assemblée générale, "Sophie Bellon, a répondu sans détours à cette question, expliquant que l'absence de cette indemnité de non-concurrence était un oubli, corrigé par le Conseil, et soumis au vote des actionnaires", relate l'Hebdo des AG. Michel Landel continuera à siéger au conseil d'administration jusqu’au terme de son mandat, en janvier 2020.
A l'issue de l'AG, Denis Machuel, nommé DG adjoint en septembre 2017, a succédé à Michel Landel. Sophie Bellon, présidente du conseil depuis 2016, a profité de la réunion d'hier pour souligner que le nouveau DG possédait toutes les qualités et l'expérience pour faire face aux enjeux qui attendent Sodexo à l'avenir. Parmi les défis à relever : celui du digital. D'ailleurs, il y a quelques jours, le groupe a annoncé prendre une participation majoritaire dans la start-up FoodChéri, l’un des pionniers de la restauration 3.0 en France.
Phistrust avait également alerté sur la rémunération de Denis Machuel. "La 16ème résolution doit faire approuver la politique de rémunération (loi Sapin) du Directeur général, sans préciser le montant de sa rémunération fixe. Ce montant permet en outre de déterminer le montant de la part variable de cette rémunération". Sodexo a précisé que les actionnaires votaient sur les principes et les critères de détermination des divers éléments de rémunération de Denis Machuel, à compter du 23 janvier 2018. "La politique de rémunération pour le Directeur Général consiste en une partie fixe et une partie variable fondée sur un équilibre entre la performance long-terme et court terme (critères de croissance organique, augmentation du résultat opérationnel, du résultat net, des liquidités générées par les opérations, du taux d’accident du travail, etc.)." Pour mémoire, la loi Sapin 2 prévoit un vote ex ante sur la politique de rémunération des dirigeants, comme celui-ci, et un vote ex post, sur les émoluments attribués ou dus au cours du dernier exercice.
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