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Les sociétés de gestion toujours plus actives en AG | WanSquare
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Les sociétés de gestion toujours plus actives en AG

La participation aux réunions d’actionnaires par les gérants a augmenté de 8% sur la saison 2016. Ils n’hésitent plus à voter contre des résolutions et ils sont nombreux à considérer le dialogue comme un préambule à une bonne AG.
AG - assemblée générale - actionnaires
AG - assemblée générale - actionnaires

L’Association française de la gestion financière (AFG) publie pour la quinzième année consécutive son étude sur l’exercice des droits de vote par les sociétés de gestion lors des AG de 2016. Et le constat est clair : ces acteurs qui agissent pour le compte de tiers jouent de plus en plus le jeu des « activistes » en votant aux assemblées générales. C’est d’ailleurs une tendance de fond, pour ces investisseurs de long terme, qui par ce biais peuvent justifier une partie de leurs frais de gestion, en essayant d’influer sur la valorisation des entreprises détenues en portefeuille. Ainsi, « l'expression de l'influence des actionnaires et de leurs représentants, les gérants, est d'autant plus efficace que les droits des actionnaires lors des assemblées générales peuvent être pleinement exercés et que les organes de décision de l'entreprise jouent efficacement leur rôle », note ainsi l’AFG.

L’implication des gérants lors des votes en AG s’est donc confirmée en 2016 grâce à « la généralisation du vote et l’accroissement de la couverture internationale », relève l’AFG. Ainsi, lors de la saison 2016 des AG, les 51 sociétés de gestion de l’échantillon, ont participé à 18 520 réunions d’actionnaires soit une augmentation de 8% par rapport à l’année 2015. Cette hausse se confirme en Europe (+13%) et hors Europe (+9%), alors que la France reste stable à comparer à une hausse de 9% en 2015. Mais « il subsiste, cependant, encore des barrières exogènes, réglementaires et techniques, notamment en Europe, qui limitent l’accès au vote », souligne ainsi l’AFG, citant notamment l’inscription au nominatif ou encore les pratiques des émetteurs avec l'existence de droits de vote multiples qui diluent le poids du vote des gérants.

Autre tendance constatée, l’exercice effectif du vote qui reflète le renforcement de l’engagement des sociétés de gestion. Elles n’ont en effet approuvé qu’environ 1/5 de l’ensemble des résolutions proposées et ont exprimé au moins un vote « contre » à 81% des AG françaises et à plus de 60% des AG étrangères. Les différences entre pays sont liées notamment à la politique de vote propre à chaque société de gestion et à la participation de celle-ci aux AG à l’étranger. Au final, pour les sociétés de gestion ayant participé à plus de 100 assemblées, le poids des votes favorables varie dans une fourchette allant de 52% à 91%.

Sans grande surprise, et cela risque d’être encore le cas cette année, ce sont les résolutions concernant les rémunérations des dirigeants qui ont été les plus contestées l’an dernier. En 2016, les gérants ont rejeté 43% des résolutions proposées contre 46% en 2015. Ainsi, « les gérants considèrent qu’un manque de transparence persiste au niveau de l’information/benchmarks utilisés pour la fixation des rémunérations et notamment le détail des critères pris en compte pour déterminer, de manière objective, l’attribution de stock-options et d’actions gratuites », écrit l’AFG. Autre point de discorde, l’évolution du capital des émetteurs, les gérants veillant surtout à ce que cette évolution capitalistique ne conduise pas à une dilution trop importante de leurs participations. Dans leur ligne de mire en particulier, les augmentations de capital sans droit préférentiel de souscription, qu’elles bannissent totalement. Les nominations aux conseils d’administration et la gestion des conflits d’intérêts restent aussi sous vigilance pour l’ensemble des sociétés de gestion.

Enfin, signe que les sociétés de gestion sont de plus en plus actives aux assemblées générales : leur organisation interne évolue. Certaines d’entre elles ont des équipes dédiées, que ce soit sur l’analyse des résolutions ou des informations extra-financières, alors que d’autres se tournent plus volontiers vers des sociétés comme ISS et Proxinvest pour la France et ISS, ECGS et Glass Lewis pour l’étranger. Mais de plus en plus, les gérants s’ouvrent au dialogue direct avec les dirigeants, les responsables relations investisseurs ou encore secrétaire du conseil d’administration, sur les questions de gouvernance. Un tel dialogue, permet aux sociétés de gestion d’exprimer aussi en amont leur politique de vote et standards de gouvernance et pourquoi pas influencer leurs participations. Et « lorsque subsistent des divergences entre les politiques de vote des investisseurs et les projets de résolutions, le dialogue permet aux sociétés de gestion d’exprimer leurs intentions d’opposition, et ce afin d’inciter les émetteurs à apporter des précisions ou modifications quant à la formulation de résolution », conclut l’AFG. Ainsi, les gérants considèrent que leurs actions ont un impact positif sur la gouvernance des émetteurs et qu’à moyen-long terme, une relation positive existe entre une bonne gouvernance d’entreprise et la valeur actionnariale de celle-ci.

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