[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
Britanniques, acceptez les règles commerciales de l'UE ! | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Macro-économie / Politique européenne

Macro-économie / Taux
Macro-économie / Politique européenne

Britanniques, acceptez les règles commerciales de l'UE !

Tel est le conseil d'Open Europe, un cercle de réflexion influent auprès du gouvernement britannique, dans un rapport sur l'union douanière publié ce matin. Le think tank recommande en revanche de la flexibilité concernant la régulation européenne des services. 
Londres - solde - Angleterre - Royaume-Uni - consommation
Londres - solde - Angleterre - Royaume-Uni - consommation

Alors que le gouvernement britannique peine toujours à se mettre d'accord sur la question irlandaise, à trois semaines du sommet européen où les 27 Etats devront se prononcer sur la question, l'avenir des relations commerciales entre l'UE et la Grande-Bretagne n'est toujours pas connu non plus. Et les négociations sur le sujet ne pourront justement commencer qu'une fois que le sort irlandais sera tranché, ont averti les partenaires européens.

En attendant, le think tank Open Europe, réputé proche de Downing Street, a pris le taureau par les cornes et publié ce matin un rapport sur l'avenir des échanges commerciaux de part et d'autre de la Manche. Rapport rédigé après avoir consulté de nombreuses entreprises britanniques et européennes, et dont les auteurs conseillent au gouvernement de continuer à se plier règles aux commerciales européennes une fois sorti de l'UE. Seule façon selon Open Europe de permettre à la Grande-Bretagne de pouvoir bénéficier de l'accès au marché des biens librement. "Il n'y a pas d'argument solide qui soutiendrait notre retrait immédiat du régime commercial européen", soulignent ainsi les auteurs du rapport. Selon eux le respect des standards européens ne nuirait pas du tout aux exportations britanniques en dehors de l'UE, bien au contraire. Le think tank recommande donc à Theresa May, qui ne cesse de répéter que son pays sortira de l'union douanière post-Brexit, de revoir sa positon, les résultats de leur enquête démontrant que les entreprises du pays souhaitent rester dans le marché commercial.

Les conclusions du rapport ne devraient pas pour autant réjouir le négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier, qui a maintes fois répété que l'UE refuserait que la Grande-Bretagne ne fasse son marché parmi les règles européennes et ne conserve que celles qui l'arrangeraient. Or c'est exactement ce que recommande le think tank : l'organisme de réflexion précise en effet dans un second temps que la Grande-Bretagne ne devrait plus faire partie du marché des services européens (services qui représentent près de 80% de l'économie britannique), et qu'elle ne se pliera donc plus de ce point de vue, au règles de l'UE. Le rapport estime également que la Grande-Bretagne devra pouvoir décider si elle accepte les futures réglementations européennes liées au commerce de marchandises, chaque fois que l'UE légiférera sur le sujet. Une position impossible à accepter pour l'UE.

Et que le gouvernement britannique aura sans doute également du mal à faire passer. Rappelons que la question de l'union douanière agite le gouvernement de Theresa May depuis de nombreux mois, entre les "Hard Brexiter", qui souhaitent à tout prix en sortir afin de pouvoir négocier librement des accords commerciaux avec les partenaires européens. Et les autres ministres, tenants d'un compromis sur le sujet, et qui estiment que la sortie du marché unique plomberait l'économie britannique. Les statistiques leur donnent raison : en 2016, 48% des exportations britanniques étaient à destination des pays de l'UE, soit le premier marché de biens à l'export pour le pays (les Etats-Unis ne représentent que 15% des exportations britanniques et la Chine 4%). Sachant que l'industrie chimique, automobile et mécanique britannique est très intégrée dans la chaîne d'approvisionnement européenne : en 2011, 1/4 de la valeur ajoutée des exportations d'automobiles britanniques provenait de l'Union européenne, selon des données de l'OCDE. "Abandonner une partie de notre souveraineté en termes de régulation des biens et marchandises est le prix à payer pour conserver notre accès au marché unique", affirment d'ailleurs les auteurs du rapport publié ce matin. Si leur position sur le sujet règlerait la question irlandaise du même coup, la flexibilité requise sur le plan des échanges de services ne passera certainement pas auprès de l'UE. 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article