Emplois : la City ne serait pas au bout de ses peines
Combien d’emplois la City risque-t-elle de voir s’envoler dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni de l’UE ? Selon des données EY, publiées par Financial News et le Financial Times, ce chiffre pourrait atteindre les 13.000 postes en cas de « hard Brexit ». En effet, seulement 66 des 222 firmes du secteur financier présentes sur l’Ile ont fait part de leurs intentions. Si cette donnée est en augmentation (en juillet, elles étaient 59 à être sorties du bois), de nombreuses sociétés pourraient encore déclarer leurs intentions. Pour le moment, « seules » 1.500 délocalisations d’emplois ont été confirmées. Et l’impact pourrait être encore plus important. « Nous devons supposer que dans l’industrie financière dans son ensemble et dans l’écosystème plus large l’impact serait encore plus important », souligne Omar Ali, qui est à la tête des services financiers de l’autre côté de la Manche chez EY.
Pour ce qui est des villes qui ont le plus de chances de bénéficier de ces reports, EY précise que Dublin et Francfort caracolent en tête. Dans le détail, 28 firmes ont annoncé leur intention de se tourner vers la capitale irlandaise, tandis que 12 visent la ville allemande. Luxembourg arrive en troisième position, avec 6 déclarations d’intention à son actif. Aujourd’hui, le Financial Times a par exemple révélé que Citi avait opté pour le Grand-Duché pour les clients de sa banque privée, mais sans pour autant préciser le nombre d’emplois concernés. Certaines sociétés envisagent de répartir leurs mouvements dans plusieurs pays.
Le gouvernement britannique se veut rassurant vis-à-vis du secteur financier et souhaiterait négocier une période de transition afin de laisser un peu de temps aux entreprises pour se retourner. Toutefois, le manque de visibilité actuel pousse les intéressées à réfléchir aux options qui s’offrent à elles. « L’industrie reste prête à se retrouver au bord du précipice, et il est trop tôt pour dire si la volonté de s’assurer une période de transition sera suffisante pour ralentir ou changer le travail que sont en train de faire les firmes sur leurs plans d’urgence », commente Omar Ali.
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