Parité : les femmes encore trop peu présentes dans les comités
Même si le nombre de femmes a largement augmenté dans les conseils d’administration ces dernières années, il reste encore 608 administratrices à trouver pour atteindre les 40% demandés par la loi Copé Zimmerman, au sein des sociétés cotées sur Euronext. Selon une étude publiée aujourd’hui par AFECA, en partenariat avec TELESCOPE, à elles seules, les grandes capitalisations doivent encore nommer 187 talents. Mais, en réalité, ce sont surtout au sein des comités que le bât blesse et que le manque de parité se fait vraiment sentir. Ainsi, les comités de direction des Big caps ne comptent que 12% de membres du sexe dit faible. Un chiffre qui est de 17% pour les Mid caps et de 10% sur les Small Caps.
« Le vivier interne de femmes aux hautes fonctions exécutives ne semble pas suffisant », estiment les auteurs. Et d’ajouter : « Les femmes restent encore peu présentes dans les comités, véritables lieux de pouvoir des conseils où sont préparées les décisions, à l’exception de ceux d’éthique ». Dans le détail, la gent féminine est représentée à hauteur de 26% dans les comités de nomination des Big caps, de 27% dans les comités de rémunération, de 31% dans les comités d’audit ou encore de 42,55% dans les comités d’éthique.
Autre étude, publiée hier sur le sujet, qui va également dans ce sens : celle du cabinet Oliver Wyman. Au sein des comités exécutifs des services financiers au niveau mondial, seuls 16% des membres sont de sexe féminin. A ce rythme, il faudra 30 ans pour atteindre le seuil, non contraignant, de 30% dans les comités exécutifs dans les services financiers. « La faible représentation des femmes dans les comités exécutifs est le problème central. En effet, les décisions stratégiques clés d’une entreprise sont prises au sein de ce même comité exécutif, qui est déterminant pour conduire le succès d’une entreprise. Surtout, sa visibilité, aussi bien interne qu’externe, lui donne un rôle de modèle et de sponsor », explique Ted Moynihan, Partner en charge de la Practice Services Financiers Monde d’Oliver Wyman. Pour le consultant, les entreprises doivent y voir un avantage commercial et non pas seulement une contribution à la responsabilité sociale de leur groupe. Pour faire monter les talents, ils doivent notamment leur proposer des solutions structurelles pour qu'elles puissent grimper les échelons sans conflit de milieu de carrière.
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