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Private Equity / Private equity / recrutements / Corporate / Parité/Femmes / Segalen Associés

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Nouvelles tendances dans le recrutement en private equity / Plus de fonctions corporate et de femmes

Le secteur du private equity est le premier employeur de France : les fonds, pour se différencier, se voient donc contraints d'innover, entre autres, dans la composition de leurs équipes. Une tendance d'internalisation des fonctions "corporate" se dessine. La question de la parité reste aussi de premier plan. 
La Défense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
La Défense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Des équipes de relations investisseurs, de responsables RSE et des directions des ressources humaines… Ces fonctions institutionnalisées depuis un certain temps dans les entreprises privées ont désormais une place de choix dans le recrutement, par les fonds de private equity, de leurs nouveaux collaborateurs.

"Il y a aujourd’hui une nécessité d’avoir une vraie culture d’entreprise et de suivre les talents. Le marché est tellement compétitif… D’où l’importance de recruter les bonnes personnes au-delà de faire des bons deals ", explique Emma Galatry, consultante à Londres au sein du cabinet Segalen Associés. Et pour ce faire, les fonds recrutent désormais des experts, qui leur permettent de mieux se concentrer sur le recrutement.

La consultante reprend l’exemple des équipes de relations investisseurs, qui se structurent de plus en plus : communicants, experts produits ou encore experts en service client. Si historiquement, ces fonds faisaient souvent appel à des consultants externes, la tendance est aujourd’hui à l’internalisation de ces fonctions dites "corporate". 

Quant au recrutement, Emma Galatry ajoute : "Il y a une vraie nécessité de diversifier les équipes et notamment sur les questions de genre".

 

Cantonnées aux postes d'entrée

 

Sur cette thématique, les initiatives se multiplient. Il y a par exemple l’association française des investisseurs pour la croissance, France Invest, qui a fait signer une charte aux acteurs du milieu en 2020. Le but étant que d’ici 2030, 40% des équipes d’investissement soient composées de femmes et que les comités d’investissement soient quant à eux, d’ici à la même échéance, féminisés à 30%. Il y Sista aussi, qui accompagne les entrepreneures dans leurs levées de fonds et qui œuvre à un investissement plus paritaire.

Une étude menée par Segalen Associés, sur un échantillon d’une dizaine de fonds large cap anglais, américains et français présents dans l’Hexagone démontre d’ailleurs d’une inversion de la tendance. En 2021, le nombre de femme recrutées dans l’échantillon dépassait largement celui de hommes, à 12 contre 5. "Mais ce sont des associates, donc des postes d’entrée", nuance Jeanne Segalen, consultante au bureau parisien du cabinet.

De fait, plus de la moitié des recrutements féminins entre 2018 et 2022 étaient d'un niveau junior. Et le retournement aura été de courte durée, puisqu'en 2022, le nombre de femme recrutées dans ces fonds repassait sous la barre de leurs homologues masculins.

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