WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Comex : la Saur mixe les regards, avec un œil sur l’international

Président exécutif depuis le début de l’année, Louis-Roch Burgard a présenté son nouveau comité exécutif. De nouveaux visages arrivent à des postes clefs, quelques semaines avant la présentation du plan stratégique.
Louis-Roch Burgard - Saur
Louis-Roch Burgard - Saur

Louis-Roch Burgard a pris en début d’année la présidence exécutive de Saur. En avril, le groupe a cédé son activité propreté (Coved). Une opération en ligne avec sa volonté de se recentrer sur les métiers de l’eau. Cette vente lui a d’ailleurs donné une marge de manœuvre financière pour développer ses activités, puisque selon les données qui circulent la plus-value réalisée tourne autour des 250 millions d’euros. Depuis, le groupe a annoncé la mise en place d’une nouvelle gouvernance, laquelle lui permettra de mener à bien son nouveau projet stratégique « Initiative 2022 », qui sera présenté en novembre prochain. Les têtes fraîchement arrivées ont fait leurs armes soient dans le service public, soit dans des entreprises de transport. Une manière de mixer les regards, tout en gardant la base historique.

Pour sa part, Louis-Roch Burgard continue à piloter directement les activités Eau France, en s’appuyant sur trois directeurs délégués : Thierry Chatry, pour l’Ouest et Jean-Luc Deleau pour le Sud, qui couvrent ainsi la partie sur laquelle le groupe s’est historiquement développé ; et Pierre Casteran, pour l’Ile-de-France et le Nord, qui est la zone en France où l’implantation est la moins forte. Louis-Roch Burgard travaille également avec le directeur de l’exploitation et de la transformation digitale, Christophe Tanguy, à ce poste depuis février. Il s’agit de l’homme qui planche sur l’amélioration des process opérationnels.

Le Comex est également composé d’un directeur en charge de l’innovation digitale : Frédéric Renaut. Ce dernier s’occupe des nouveaux services qui peuvent être mis en place, notamment via les data. Un autre homme vient apporter l’appui technique : Vincent Lauriat, directeur systèmes d’information depuis le 17 octobre. Agé de 47 ans, le nouvel entrant est diplômé de l’Ecole d’ingénieur informatique Epita, de l’Essec et d’un Executive MBA d’HEC. Il est passé par Microsoft aux Etats-Unis mais aussi par BETC Euro RSCG (Havas) ou encore Brink’s France.

Autre arrivée à une fonction en lien avec une autre présente au Comex : celle d’Emmanuel Vivant, directeur international depuis le 1er octobre. Agé de 36 ans, il est diplômé de Polytechnique et ingénieur de l’Ecole nationale des ponts et chaussées. L’homme est passé de Veolia Transport, avant d’arriver notamment chez Hong Kong Tramways, où il a été DG puis chez RATP Dev Transdev Asia (RDTA) où il a œuvré en tant que PDG. Ce qui fait écho aux envies d’internationalisation de Saur, qui vise des zones telles que l’Asie ou l’Amérique latine, mais pas que. Emmanuel Vivant pilote ainsi les nouveaux contrats mais aussi l’exploitation. Et pour ce qui est de ces nouveaux contrats et partenariats, c’est Michel Fourré, directeur développement international, qui s’y attelle. Ce dernier travaille sur le sujet à la Saur depuis 2009. Avant cela, il a également fait ses armes chez Veolia.

Anne-Laure Duvaud, 40 ans, fait également partie des nouvelles têtes, et a pris les rênes du juridique en septembre. Titulaire d’un doctorat en droit et d’un diplômé de l’Ecole du Barreau de Paris, elle a une expérience en M&A et a également fait ses preuves à la Caisse des Dépôts. Sur les volets support, la Saur peut également compter sur deux autres têtes au sang neuf : Christophe Piednoël (ex-SNCF), pour la communication, les relations institutionnelles et le marketing ; ainsi que sur Jean-Damien Pô (ex-Vinci), qui s’occupe des ressources humaines, de la stratégie et de la prospective. Leurs deux chantiers ne sont pas étrangers : le premier doit moderniser l’image de l’entreprise et la rendre désirable quand le second travaille à son attractivité, de manière à relancer la chasse aux compétences, qui a pu être mise à mal par les départs de ces dernières années.

Pour finir, le comité exécutif est aussi composé d'Hugo Bardi, qui est à la tête depuis environ un an de Stereau, filiale ingénierie du groupe centré sur un métier à part entière. On retrouve également Xavier Boulat, DG adjoint finance, juridique et systèmes d’information, promu il y a quelques mois. Il y a également Stéphanie Thomazeau, directrice financière adjointe. Enfin, José-Luis Rubio complète le casting en tant que directeur Espagne. Territoire dont le chiffre d’affaires pèse 56 millions d’euros, soit une somme importante au regard des 1,3 milliard de CA enregistrés l’an dernier par le groupe et des 20% dégagés à l’international. Ce comité exécutif, élargi à 16 personnes, se réunit environ une fois par mois et Louis-Roch Burgard n’hésite pas à le faire migrer dans des pays sur lesquels il mise, comme l’Arabie saoudite, l’Espagne ou la Pologne.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article