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Veolia : Antoine Frérot, en piste pour 4 ans supplémentaires

Le conseil d'administration du groupe de services à l'environnement, réuni hier, a renouvelé le mandat de son PDG. Veolia annonce aussi de bons résultats 2017 portés par l'Asie et l'Amérique latine. La dynamique connue en fin d'année dernière, devrait perdurer ces prochains mois.
Antoine Frérot
Antoine Frérot

Quelque peu inquiet en début d’année dernière, Antoine Frérot, le patron de Veolia, est pleinement rasséréné. Grâce à un dernier trimestre particulièrement dynamique sur toutes les zones géographiques et tous ses métiers, il a en effet pu annoncer hier des résultats en légère avance sur ses anticipations déjà relevées à mi-année. L’Ebitda s’inscrit ainsi en progrès de 2,7% à change constant, l’Ebit de 5,3%, toujours à change constant alors que le résultat net progresse, lui, de 6,1% et celui part du groupe de 7,5%.

Le chiffre d’affaires a, de son côté, avancé de 3,5% à change constant grâce à une part prépondérante de la croissance organique (70%). C’est surtout hors de la France et de l’Europe que le groupe de services à l’environnement enregistre ses meilleures performances (+12%). Et plus particulièrement en Asie (Chine surtout) et en Amérique latine (Mexique, Colombie, Argentine pour l’essentiel). L’Europe (+6%) et la France (+2%) sont quand même dans le vert et ont connu une belle reprise en fin d’année, mouvement qui devrait perdurer en 2018, si l’on en croit Antoine Frérot. Côté métiers, ce sont surtout les déchets (+8%) et l’énergie (+7%) qui ont tiré l’activité. En Chine, par exemple, les deux boosters ont été le recyclage et le traitement des déchets dangereux.

Le patron de Veolia met aussi l’accent sur les nouvelles économies de coûts réalisées. Soit 255 millions d’euros en lieu et place des 250 millions envisagées au début de 2017. La dette, de son côté, est stable à 7,8 milliards d’euros, soit 2,4 fois l’Ebitda. « Si l’on devait qualifier l’année 2017, on pourrait dire qu’elle a été intense et réussie », commente pour WanSquare Antoine Frérot. Réussite dont les actionnaires de la société ne vont pas tarder à profiter, puisqu’ils vont recevoir un dividende en progrès de 5% par rapport à celui de l’an passé à 0,84 euro.

Pour 2018, le numéro un de Veolia est persuadé que la dynamique connue sur la dernière partie de l’année devrait perdurer. « La croissance du chiffre d’affaires devrait être soutenue et celle de l’Ebitda supérieure à celle de 2017 », anticipe-t-il. Avec la même surperformance des zones asiatique et sud-américaine, même si l’Europe devrait accélérer. La croissance devrait, à nouveau, être essentiellement organique, mais Antoine Frérot ne cache pas que dès 2019, des opérations de croissance externe plus ambitieuses devraient voir le jour, compte tenu d’une situation bilancielle plus flatteuse.

Il peut préparer l’avenir avec sérénité puisque le conseil d’administration, réuni hier, a renouvelé son mandat de président directeur général pour 4 ans. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, si l’on se rappelle les péripéties à suspens et rebondissements qui avaient prévalu lors du précédent renouvellement. Situation pour le moins compliquée, dont Antoine Frérot était sorti finalement par le haut. Il va maintenant devoir aussi convaincre les investisseurs boursiers de la pertinence de ses choix stratégiques, après un début d’année en demi-teinte pour son action, en repli de 8%.

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