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Assemblée générale : Lagardère interpellé, répond

Le groupe a été questionné par l’Adam et le fonds Amber Capital sur les volets rémunérations ou encore sur les dividendes. Toutes les résolutions ont été adoptées haut la main, à l’exception de deux « say on pay » plus faibles.
Assemblée générale - AG - Lagardère
Assemblée générale - AG - Lagardère

Arnaud Lagardère, qui donnait ce matin le coup de l’envoi de l’assemblée générale de son groupe, a mis en avant les actionnaires de long terme. Le patron a indiqué reconnaître certains visages chaque année, donnant l’impression que les AG relevaient plus d'« une réunion de famille ». L’homme fort a également fait un point sur les tendances, les marchés ou encore la stratégie de sa société. Les porteurs de parts ont, en outre, eu l’occasion de s’exprimer et d’échanger avec le management, avant que Pierre Leroy, co-gérant de Lagardère SCA, ne réponde aux questions écrites qui avaient été posées d'un côté par l’ADAM (Association de défense des actionnaires minoritaires) et de l'autre autre par le fonds Amber Capital.

Ces deux actionnaires ont notamment fait part de leurs interrogations quant à la transparence des rémunérations versées par l’intermédiaire de LCM (société détenue par Arnaud Lagardère), dans le cadre d’une convention. Des rémunérations qui ne sont pas incluses dans les résolutions soumises au vote des actionnaires. Pierre Leroy a remis en cause le terme de « montage » utilisé pour qualifier ladite pratique. Il a par ailleurs repris les calculs qui illustraient les propos des actionnaires et ajouté que le salaire fixe d’Arnaud Lagardère était stable depuis 2009. Pierre Leroy a conclu en estimant que ces «soupçons» étaient « peu sympathiques ». L’ADAM a par ailleurs alerté sur les 240.000 euros versés à Xavier de Sarrau, président du conseil de surveillance, en sus de ses jetons de présence. Pierre Leroy a répliqué à cela que le dirigeant en question avait des missions spécifiques et chronophages qui justifiaient cette somme.

Lagardère a également été interpellé sur les mesures de restructuration chez Active ainsi que dans la branche sport. Des questions ont enfin porté sur l’arbitrage entre dividendes et désendettement. Pierre Leroy a expliqué que la réduction de l’endettement n’était pas la priorité mais aussi que le profil Investment grade de la société leur permettait d’avoir une capacité d’endettement supplémentaire de 500 millions d’euros pour d’éventuelles acquisitions. Le dirigeant a poursuivi son argumentaire. Il a affirmé qu’il n’y avait pas de conflits d’intérêts concernant les dividendes puisqu'Arnaud Lagardère -qui ne fait pas « face à des besoins de trésorerie »- ne décide pas du coupon.

In fine, les résolutions ont été adoptées haut la main. On note, par exemple, le renouvellement du mandat de membre du conseil de surveillance d’Aline Sylla-Walbaum (Christie's) à 99,75%. En revanche, les résultats concernant les « say on pay » n’ont pas tous eu la même dynamique. Ainsi, les résolutions touchant aux rémunérations d’Arnaud Lagardère et de Xavier de Sarrau ont été approuvées à plus de 95%. L’enveloppe de l’ancien directeur financier Dominique D’Hinnin n’a, elle, recueilli que 71,43% des suffrages. Tandis que celle de Pierre Leroy et Thierry Funck-Brentano (également co-gérant) a plafonné à 75,76%. « Une petite faiblesse mais c’était attendu », a concédé Pierre Leroy.

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