Orange renforce son état-major
Le patron d’Orange, Stéphane Richard, peaufine plus que jamais la montée en puissance de son groupe dans un contexte, certes, très porteur pour les télécoms : il annonce ce mercredi la nomination, à compter du 1er janvier, de Ramon Fernandez et Pierre Louette en tant que directeurs généraux délégués. Avec Gervais Pellissier, nommé en novembre 2011, Orange comptera ainsi trois directeurs généraux délégués aux côtés de son P-dg. Ils exerceront tous trois leur mandat en complément de leurs fonctions actuelles au sein du comité exécutif. "Ces nominations visent à renforcer la gouvernance du groupe, pour mieux prendre en compte la diversité de ses activités et de ses enjeux, à l'instar de la pratique d'autres grands groupes internationaux", écrit Orange.
Ramon Fernandez, ancien directeur général du Trésor et président de l'agence France Trésor, a rejoint en septembre 2014 le groupe Orange, où il est directeur général adjoint chargé des finances et de la stratégie. Il est, par ailleurs, membre du conseil de surveillance d’Euronext. Pierre Louette, ancien P-dg de l'agence AFP, est arrivé chez Orange en avril 2010. Il est directeur général adjoint chargé du secrétariat général d'Orange Wholesale France, des achats et de la « supply chain » du groupe.
De quoi muscler l'état-major du groupe, alors qu’il vient de mandater deux grandes banques, BNP Paribas et Morgan Stanley, en vue de regarder comment participer à la consolidation du marché en Europe. Après avoir mis la main sur l’Espagnol Jazztel pour 3,3 milliards d’euros, l’opérateur français souhaite toujours accroître ses parts de marché dans un secteur où les acteurs de taille moyenne auront beaucoup de mal à s’en sortir. Stéphane Richard a toutefois démenti s’intéresser à Telecom Italia. Une telle issue semble de toute façon prématurée, Orange venant tout juste de mandater les deux banques. En France, l’homme fort de l’ex-France Télécom martèle depuis un bon moment que le maintien de quatre opérateurs sur le sol hexagonal est une grave erreur. Pour l’heure, la réduction à trois ne semble pas sur le point d’aboutir. Mais la réalité des chiffres viendra peut-être relancer la construction d’un nouveau meccano en 2016.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

