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Sur les marchés
Pourquoi les actifs réels sont précieux
Malgré certains signaux positifs pour l’économie française en ce début 2016, les politiques monétaires restent marquées en Europe par des taux particulièrement bas, qui risquent de maintenir les rendements obligataires à des niveaux plancher pour encore quelques années. Dans ce contexte, les actifs réels, et en particuliers ceux liés aux infrastructures et à l’immobilier, apparaissent particulièrement attractifs pour augmenter les rendements tout en diversifiant les risques. La célèbre société de gestion américaine BlackRock a elle-même constaté cet attrait croissant auprès de ses clients : d’après leur enquête, ces derniers prévoient d’augmenter de 36% leurs placements en immobilier pour 2016, et de 49% leurs placements en actifs réels.
L’immobilier reste particulièrement attractif en Europe, où se réalisent 40% des transactions immobilières mondiales. Le marché en France et en région parisienne sont parmi les plus dynamiques, surtout pour ce qui est du locatif, avec une croissance relativement satisfaisante des loyers de commerce. La transparence du marché locatif attire en effet de nombreux investisseurs nationaux et étrangers, qui l’alimentent en liquidités et maintiennent ainsi sa stabilité. Une expansion que devrait accentuer le développement du Grand Paris et ses 53 millions de mètres carrés, le troisième plus grand parc immobilier au Monde.
Les dettes d’infrastructures représentent également des placements intéressants pour s’assurer des rendements réguliers, puisqu’elles impliquent des maturités plus longues. Les banques continuent par ailleurs de réduire leur bilan dans ce secteur, avec d’importantes ventes d’actifs en Europe du Sud (Espagne, Italie), ce qui crée un appel d’air pour d’autres gestionnaires. Les infrastructures bénéficient également d’un important soutien des acteurs institutionnels, avec par exemple le Plan Juncker qui prévoit de soutenir l’investissement à hauteur de 315 milliards d’euros ou les efforts consentis depuis de nombreux moi par la Caisse des dépôts.
Enfin, le secteur des infrastructures en énergies renouvelables est d’autant plus porteur qu’il a récemment été placé sous le feu des projecteurs. Outre les inquiétudes liées à l’avenir des énergies fossiles, ces infrastructures bénéficient d’une baisse des coûts de production, du progrès des connaissances techniques et surtout d’une meilleure sensibilisation du grand public, notamment après la COP 21. Si les investisseurs français sont encore en retard par rapport à la Grande Bretagne, le projet de la transition énergétique fixe un cap, et le marché bancaire assure une bonne liquidité.
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