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PME/ETI / Inflation / Cybersécurité
L’inflation qui ralentit ne semble pas rassurer les dirigeants pour autant / De quoi reléguer au second plan un autre risque important
Le pic d’inflation a peut-être été dépassé, mais les patrons ne restent pas moins inquiets à son égard. De fait, quatre dirigeants de PME et ETI sur cinq, interrogés par l’assureur QBE avec OpinionWay, placent la hausse des prix des énergies en pole position des risques les plus appréhendés, à hauteur de près de 80 %.
La hausse des prix des matières premières arrive en seconde position, à 64 %. Et la proportion des dirigeants à s’inquiéter de leurs charges et dépenses s’est nettement appréciée depuis l’année dernière : ils étaient déjà 84 % à y être plus attentifs il y a douze mois. Désormais, ils sont 91 %. Surtout, la progression est la plus notable du côté des délais de paiement. La proportion des entreprises à affirmer avoir des difficultés à se faire payer dans les temps par ses clients s’est accrue de 14 points en un an, pour atteindre 41 %.
La rentabilité d’abord
En clair, malgré un optimisme affiché par ces dirigeants pour les mois à venir, le constat est clair : quatre dirigeants sur cinq estiment que l’inflation aura des conséquences sur la rentabilité de leur entreprise. Autant de craintes qui auront relégué d’autres risques au second plan, malgré leur importance.
Car les dirigeants de PME et ETI s’affichent confiants face à celui de la cybersécurité : la même proportion des inquiets de l’inflation (soit quatre sur cinq) estime être capable de gérer une cyberattaque, tandis que moins de la moitié déclare l’appréhender en tant que risque. Pourtant, ce type d’accidents a un impact non négligeable sur les finances et l’organisation des entreprises.
Certes, le contexte géopolitique a poussé une partie des dirigeants d’entreprise à renforcer leur dispositif de cybersécurité. Mais seules 9 % d’entre elles ont "intégré toutes les mesures de base nécessaires à leur protection", souligne QBE. Et si la quasi-intégralité des dirigeants assure avoir mis une mesure de cybersécurité en place, moins d’un quart a réellement souscrit à une assurance en la matière. Un constat s’alignant ainsi sur d’autres déjà posés et plus particulièrement concernant les ETI et leur manque d’assurance face au risque de cybersécurité.
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