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France / salaires
France : une croissance des salaires nominaux légèrement en baisse pour 2025 / Elle demeurerait supérieure à l’inflation
En France, les augmentations de salaires s’annoncent marginalement plus faibles en 2025 que cette année. Selon l’enquête Salary Budget Planning – édition juillet 2024 sur les tendances des politiques de rémunération, menée par la société WTW, les budgets prévisionnels médians d’augmentation pour 2025 s’élèvent à 3,6 %, contre 3,8 % en 2024 et 4,3 % en 2023. En face, l’inflation s’est établie à 4,9 % en 2023 tandis qu’elle devrait atteindre 2,2 % en 2024 et 1,7 % en 2025.
Alors que plus de 8 entreprises françaises sur 10 (83 %) ont déjà attribué leurs budgets d’augmentations salariales pour l’année 2024, près de la moitié (48 %) déclare que ces augmentations sont inférieures à celles de l’année précédente. Cette baisse s’explique par des préoccupations liées à la gestion des coûts (37 %) et à la détérioration des résultats financiers (33 %). Pour les organisations ayant augmenté leurs budgets, les principales raisons sont les pressions inflationnistes (46 %) et un marché du travail en tension (24 %).
L’enquête nous apprend également que depuis le début de l’année, 41 % des organisations ont éprouvé des difficultés à attirer ou à retenir des salariés, un chiffre en baisse de 4 points par rapport à 2023 (45 %) et de 7 points comparé à 2022 (48 %). Malgré cette diminution, les défis en matière de gestion des talents dans un marché du travail compétitif demeurent persistants.
Pour répondre à ces défis, les entreprises ont pris ou prévoient de prendre diverses mesures, notamment en matière de diversité, d’équité et d’inclusion (54 % ont déjà instauré ce type d’action), de flexibilité du travail (54 %) et d’amélioration de l’expérience collaborateur (47 %). En moyenne, les organisations ont mis en place plus de deux mesures et envisagent d’en adopter une supplémentaire pour s’adapter aux conditions actuelles du marché de l’emploi.
Lorsqu’elles apportent des changements à leurs politiques de rémunération pour faire face à la concurrence sur le marché du travail et aux pressions inflationnistes, les entreprises tendent à effectuer des revues salariales pour des groupes spécifiques de salariés (43 %), pour l’ensemble du personnel (43 %), ou à augmenter les grilles de salaires d’entrée (41 %). " Dans un environnement en constante évolution, les entreprises doivent adopter une approche stratégique et réfléchie pour rester compétitives dans un contexte de guerre des talents toujours d’actualité. Cela passe non seulement par les augmentations salariales, mais aussi par l’adaptation des politiques de rémunération aux réalités du marché, aux nouvelles attentes des salariés et aux futures réglementations, notamment en termes de transparence des rémunérations, en matière de flexibilité, de diversité, d’équité et d’inclusion" a déclaré Khalil Ait-Mouloud, directeur de l’activité "Enquêtes de rémunération" chez WTW en France.
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