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Vallourec dégage 155 millions d’euros de la cession de son site allemand / Un gain prometteur pour le futur retour aux actionnaires

Après avoir fermé son site de Düsseldorf-Rath en 2023 dans le cadre de son plan de transformation, le spécialiste des tubes sans soudure vient de conclure un accord pour céder son terrain. Une transaction qui devrait être finalisée vers la fin de l’année et qui permettra au groupe de bénéficier d’un produit de 155 millions d’euros : il sera, comme la grande majorité des flux de trésorerie générés sur la seconde moitié de 2024, éligible à un retour aux actionnaires.
(Photo by Artur Widak / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
(Photo by Artur Widak / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Le chapitre est clos. Vallourec a cédé son site de Düsseldorf-Rath, en Allemagne, pour un montant de 155 millions d’euros. Une transaction prenant place dans le cadre d’un accord conclu avec CTP, le premier promoteur immobilier industriel d’Europe et qui devrait être finalisée vers la fin de l’année 2024. Cette vente concerne, pour mémoire, le terrain qui accueillait auparavant le principal site de production de Vallourec outre-Rhin. Un site qui avait été fermé à la fin de l’année 2023, dans le cadre du plan stratégique du groupe, "New Vallourec", lancé lorsque Philippe Guillemot en avait pris les rênes en 2022.

Du fait d’un marché du pétrole et du gaz peu développé dans la région et de coûts de production élevés (notamment en raison des prix de l’énergie), les pertes s’y étaient en effet creusées au fil des années. En pleine restructuration financière et dans la volonté de rapprocher ses sites de production de ses zones de ventes, la fermeture de celui de Düsseldorf avait donc été décidée. "Cette cession marque une étape majeure pour Vallourec, puisque nous avons maintenant finalisé, en moins de trois ans, les fermetures et les ventes de tous les principaux actifs européens impactés par le plan New Vallourec ", a souligné Philippe Guillemot à l’occasion de cette annonce.

 

Un flux utile

 

Un plan qui a effectivement été déroulé en bonne et due forme depuis son lancement, au travers de plusieurs leviers stratégiques. Parmi eux : privilégier la valeur aux volumes, désendetter le groupe pour le rendre résilient à de futurs aléas et réorganiser l’empreinte industrielle. Vallourec en a récolté les bénéfices au fil de ses publications financières. Malgré un environnement de marché encore défavorable en Amérique du Nord, le groupe est parvenu à maintenir sa marge de résultat brut d’exploitation à près de 19 % au titre du troisième trimestre de 2024. En avance sur son objectif d’avoir atteint une dette nulle à l’horizon 2025, cette dernière a d’ailleurs été réduite à 240 millions d’euros à fin septembre. Ce qui représentait ainsi le huitième trimestre consécutif de désendettement, tandis que la génération de trésorerie globale s’est élevée à 130 millions d’euros au cours de la période.

De quoi permettre à Vallourec de confirmer, il y a quelques semaines, que ses actionnaires – qui n’ont pas touché de rémunération depuis dix ans – se verraient bien proposer un dividende lors de la prochaine assemblée générale de l’entreprise. La cession de ce site devrait d’ailleurs être de bon augure en ce sens. Le groupe l’avait en effet pointé à la mi-novembre et Philippe Guillemot l’a de nouveau souligné à l’occasion de cette annonce : "Pour rappel, 80 % à 100 % des flux de trésorerie générés au second semestre 2024, y compris le produit de la vente de cet actif, seront éligibles à un retour aux actionnaires. Je remercie les équipes de Vallourec et de CTP pour la conclusion de cette importante transaction".

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