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Macro-économie / Taux / France / Patrimoine net

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France / Patrimoine net

Le patrimoine économique net de la France régresse / Les prix de l’immobilier en cause

Fin 2023, la valeur du patrimoine net de l’ensemble de l’économie hexagonale (ménages, entreprises, administrations publiques) s’établissait à 18 674 milliards d’euros, soit une baisse de 4,2 % sur un an. Un phénomène qui s’explique principalement par la diminution du prix des biens immobiliers, comprenant à la fois les constructions et les terrains sous-jacents, rapporte une étude de la Banque de France et de l’Insee.
Immeubles à Paris - JOEL SAGET / AFP
Immeubles à Paris - JOEL SAGET / AFP

La richesse de l’économie française au sens patrimonial se contracte. Ajustée des passifs, la valeur des actifs détenus par l’ensemble des agents économiques de l’Hexagone, que sont les ménages, les sociétés financières et non financières ainsi que les administrations publiques, s’est établie à 18 674 milliards d’euros à la fin 2023, indiquent des travaux de la Banque de France et de l’Insee. Un peu plus des trois quarts du patrimoine net en France sont détenus par les ménages, contre 17 % pour les sociétés non financières, 0,10 % pour les sociétés financières et 4,2 % pour les administrations publiques.

Sur un an, la baisse atteint 4,2 %, ce qui représente un repli inédit d’après ce que montrent les données disponibles. "Ceci est principalement dû à la baisse du prix des biens immobiliers (-3,9 % selon l’indice INSEE-Notaire), comprenant à la fois les constructions et les terrains sous-jacents : la diminution des prix des terrains (-13,7 %) l’a emporté sur la hausse du prix des bâtiments (+3,8 %)", expliquent Adrien Bonomo, Jeanne Devineau et Aurélien Ravary, auteurs de l’étude.

En fait, les biens immobiliers sont le principal actif du patrimoine national. Tant et si bien que leur valeur influence sensiblement les variations de patrimoine, notamment à travers le prix des terrains bâtis.

"Ceci est d’autant plus vrai pour les ménages, propriétaires d’une grande partie des logements, et dans une moindre mesure pour les administrations publiques, que pour les entreprises, qu’elles soient financières ou non. De 2016 à 2021, les terrains bâtis étaient le premier facteur de croissance du patrimoine total. En 2022, dans un contexte de fortes perturbations du marché immobilier, la très légère contraction du prix des terrains avait été plus que compensée par la hausse des prix de la construction", peut-on lire dans l’étude.

D’autre part, l’année 2023 a été marquée par un rebond des actifs et des passifs financiers nationaux, après leur baisse en 2022 (respectivement + 5,9 % et + 6,0 %, après -2,3 % et -2,6 %), soulignent les trois économistes. Ce en partie grâce à la progression de la valeur des actions et parts de fonds d’investissement (contribution à la croissance du patrimoine de 3,4 points de pourcentage à l’actif et au passif en 2023, après respectivement -3,1 points et -3,0 points en 2022), sous l’effet de la reprise notable des cours boursiers (+15,3 % pour l’indice SBF 120 en 2023, après -10,3 % en 2022). "En 2023, les flux nets d’acquisitions d’instruments financiers ont un peu moins expliqué les variations des actifs et des passifs financiers qu’en 2022 (contributions de + 2,1 points à l’actif et + 2,2 points au passif en 2023, après + 2,4 points à l’actif comme au passif en 2022)", analyse l’étude.

Il est pointé qu’ils ont été davantage une source d’évolution des actifs et des passifs financiers avant la pandémie de Covid-19, avec une moyenne annuelle des contributions de + 3,3 points à l’actif et au passif pour la période allant de 2014 à 2019.

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