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Avec sa stratégie Expansion, Ardian prouve (une nouvelle fois) sa capacité à détecter les PME européennes à très fort potentiel /
Une levée record à 3,2 milliards d’euros pour son nouveau fonds AEF VI
Ardian accumule les records. La société de capital-investissement présidée par Dominique Senequier vient de lever 3,2 milliards d’euros pour la sixième génération de son fonds Expansion (AEF VI). Une belle prouesse dans un contexte macroéconomique difficile, d’autant que l’opération représente une augmentation de 60 % de la taille du fonds par rapport à sa génération précédente, et un dépassement de 10 % du hard cap initial.
Pour mémoire, ce fonds vise à soutenir les PME dites essentielles (qui fournissent des produits ou des biens critiques pour leurs clients dans les secteurs de l’informatique et technologie, services aux entreprises, soins de santé et industrie à valeur ajoutée) à forte croissance (valorisées entre 100 et 500 millions d’euros avec des marges solides, et jouissant d’un bon positionnement sur leur marché national mais aussi d’un sérieux potentiel de développement à l’international) par le biais d’investissements en capital allant de 50 à 300 millions d’euros.
Partage et création de valeur responsable
Déjà déployé à 33 %, AEF VI a réalisé huit transactions dans des entreprises leaders de leur secteur. "Le premier investissement du fonds fut dans Vulcain, société spécialisée en ingénierie dans les infrastructures critiques. Il y a eu aussi le groupe international DIAM produisant des présentoirs intéractifs pour l’industrie cosmétique et le luxe et qui accompagne ainsi le parcours client en magasin, ou encore, la société VECOS, aux Pays-Bas dans une société spécialisée dans les contrôles d’accès pour les bureaux hybrides", détaille François Jerphagnon, directeur général d’Ardian France et responsable Expansion Ardian dans un entretien accordé à WanSquare.
A noter que ce fonds a aussi la particularité de favoriser le partage de la valeur, Ardian distribuant des plus-values de cessions aux employés des entreprises de son portefeuille au moment de la sortie, soit au bénéfice à ce jour de 81 % des entreprises du portefeuille Expansion (qui a généré l’année dernière une croissance organique moyenne à deux chiffres de l’EBITDA). " L’idée est que notre participation bénéfice à un maximum d’employés et pas seulement à quelques dirigeants de l’entreprise dans laquelle nous investissons. Depuis 10 ans et la levée d’AEF III, ce sont ainsi plus de 8 000 collaborateurs, salariés et dirigeants, des entreprises en portefeuille d’Ardian qui ont bénéficié de plus-values de cession réalisées à l’occasion des cessions. Avec AEF VI, ce seront en moyenne 250 salariés actionnaires, par investissement, qui bénéficieront de ce mécanisme. Mais nous allons aussi plus loin en mettant en place des systèmes d’intéressement lorsqu’ils n’existent pas déjà en interne. Autre critère, nous privilégions les entreprises qui ont déjà une base d’actionnariat salarié avant d’investir pour pouvoir ensuite l’élargir ", nous précise François Jerphagnon.
Un fonds qui se veut aussi partenaire de la transition énergétique des entreprises en encourageant une création de valeur durable, 55 % des sociétés en portefeuille ayant mis en œuvre des plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre à fin 2024.
Bouche à oreille
Et pour ce nouveau millésime, Ardian a encore su convaincre de nouveaux investisseurs. Si certains (80 sur les 200 limited partners) avaient déjà investi dans AEF V - contribuant ainsi à près de la moitié du capital levé avec une augmentation moyenne de 13 % de leurs engagements et prouvant ainsi leur confiance dans la stratégie Expansion -, d’autres (les 120 restants) sont de nouveaux venus (souvent recommandés par les premiers) parmi lesquels plus de 50 ont investi pour la première fois dans un fonds Ardian. "Outre la qualité de notre track record, cela démontre notre capacité à accompagner les sociétés dans lesquelles nous investissons et à détecter dans un vivier de sociétés de taille moyenne intéressantes quelques entreprises positionnées sur des marchés en croissance comme par exemple, dans le secteur de l’Intelligence artificielle, Artefact (dans le cadre d’AEF V) spécialisée dans le conseil en transformation data, et à les accompagner dans leur croissance ", se félicite François Jerphagnon.
Une base d’investisseurs au niveau mondial, issue de 28 pays, avec une croissance notable des engagements au sein des régions MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord), Amériques, Asie, Royaume-Uni, des pays nordiques et des Pays-Bas, et un renforcement des engagements de la part des fonds de pension et des investisseurs privés (comme des banques internationales par exemple), ces derniers représentant 25 % de la base d’investisseurs du fonds, contre 16 % pour AEF V. "Nous avons toutes les raisons de penser que cette part va continuer à grandir à l’avenir ", prédit-il.
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