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Start-up / Alan / Résultats / Assurance

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Alan perfectionne de nouveau sa trajectoire financière / Objectif de rentabilité confirmé en 2026 après avoir dépassé les 500 millions d'euros de revenus

L’assurtech a continué de réduire ses pertes en 2024, tout en accélérant sérieusement sur le plan de la croissance. Le résultat d’une stratégie d’expansion commerciale, internationale et d’innovations suivie de près, soutenue par une productivité accrue grâce à l’intelligence artificielle. Le cap est donc mis sur les objectifs financiers de 2025, tandis que celui de la rentabilité à l’échelle du groupe à la fin de l'année 2026 reste maintenu.
crédits : Alan
crédits : Alan

Alan poursuit sa forte croissance avec rigueur. L’assureur 2.0 a franchi en 2024 le cap des 500 millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR), ce qui correspond à une amélioration record de 48 % de ces derniers, contre 40 % attendus. "C’est d’autant plus exceptionnel que nous avons réussi à réaccélérer la croissance", a souligné la nouvelle directrice financière de l’entreprise, Mihaela Albu, à l’occasion de la présentation des résultats. De fait, en 2023, la hausse des revenus d'Alan s'affichait déjà à 35 %. Mais en 2024, la progression a été deux fois plus solide, avec un gain d'ARR de 165 millions d'euros, contre 88 millions d'euros fin 2023.

Et cette avancée de croissance ne s'est accompagnée que d’une légère augmentation des effectifs de 8 %. La preuve, souligne l’entreprise, des gains de productivité significatifs réalisés sur les douze derniers mois, qui expliquent environ la moitié de sa croissance. Ceci a d'ailleurs été permis par l'intégration poussée de l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’ensemble des équipes du groupe, matière sur laquelle Alan se situe en pointe.

Cette trajectoire bien maîtrisée a entrainé la réduction des pertes de l'assurtech, qui s’affichent à 14 % du chiffre d’affaires en 2024, contre 21 % l’an passé. Le résultat net est encore dans le rouge, à hauteur de 54 millions d’euros. Mais l’objectif de rentabilité à l’échelle du groupe reste maintenu en 2026. Il faut dire que si le contexte macroéconomique, notamment en raison de l’incertitude planant autour du projet de budget pour 2025 et du transfert de charges de l’Assurance maladie vers les complémentaires qui pourrait y figurer, reste à surveiller, l’entreprise a la vision claire. Ce qui lui aura aussi permis de signer un exercice 2024 jalonné de plusieurs succès. "Ceci est le résultat de la poursuite de nos quatre axes stratégiques : le leadership commercial, l’expansion internationale, notre pari dans la fonction publique où nous avons réalisé une percée décisive et notre rythme accéléré dans l’innovation", a de son côté expliqué le co-fondateur et président-directeur général de l’entreprise, Jean-Charles Samuelian-Werve.

 

De nouveaux clients

 

L'entreprise compte en effet désormais près de 700 000 membres (dont 32 000 entreprises, en hausse de 60 % et 20 000 indépendants, en croissance de 36 %) : elle en a gagné 200 000 en 2024. Le résultat d’une avancée significative du côté des gains de contrats auprès de grands comptes dans ses différents pays d’activité (la France, la Belgique et l’Espagne), mais pas seulement. Car l’un des grands faits d’armes d’Alan en 2024 se trouve donc du côté de la fonction publique. En juin 2024, l’entreprise a remporté un appel d’offres auprès du ministère de la Transition écologique, avant d’en rafler un autre auprès de Matignon en septembre. Résultat : plus de 90 % des agents avaient été enregistrés en novembre pour un démarrage effectif des contrats en ce mois de janvier.

Si la dynamique d’Alan en France - dont l’entreprise tire toujours la majorité de ses revenus - a donc été au beau fixe, l’international n’en a pas été oublié pour autant. Parmi les nouveaux clients européens de l’entreprise, l’on retrouve le bancassureur belge Belfius, ayant mené la dernière levée de fonds de la licorne en septembre qui a propulsé sa valorisation à 4 milliards d’euros. Un partenaire stratégique, dans la mesure où Alan a également noué un contrat de distribution avec lui. L’ensemble de ce dispositif sera mis en œuvre cette année, ce qui permettra à l’entreprise de donner un nouveau coup d’accélérateur à sa présence en Belgique. Mais le partenariat porte déjà ses fruits, alors que l’entreprise a enregistré une croissance de 90 % dans le pays sur un an.

L’expansion internationale d’Alan a aussi été poursuivie sans accroc grâce à sa présence en Espagne, qui a profité du lancement du programme "Healthy Benefits", permettant aux employés de gérer leurs avantages sociaux (assurance santé, services pour la santé mentale, avantages repas, transports…). Et la suite de l’aventure internationale d’Alan s’annonce prometteuse : l’entreprise a récemment obtenu la licence nécessaire (la première depuis 1957) à l’exercice de ses activités au Canada. Le lancement commercial dans la province d’Ontario est prévu pour le premier trimestre de cette année.

 

Et une nouvelle cible

 

Reste l’innovation produits. Alan a notamment lancé un triplé en la matière à l’automne : le Shop, Walk et Mo. Le premier, qui permet aux membres d’Alan d’accéder à des produits de soin en promotion, a vu son volume de commandes mensuel être multiplié par deux depuis son inauguration en octobre. Il y a Walk, ensuite, un mécanisme visant à booster l’engagement salarié en les incitant à marcher davantage.

Et, enfin, Mo, un robot conversationnel médical supervisé par des professionnels. À ce propos, une première étude scientifique sur l’utilité d’un agent IA en santé a d’ailleurs été publiée et accueilli dans de grandes conférences. Une innovation d’autant plus importante au regard du déficit de la Sécurité sociale et de certaines statistiques, a souligné Jean-Charles Samuelian-Werve, comme celle de la proportion de Français vivant dans un désert médical ou de la part quotidienne des recherches relatives à la santé dans les moteurs de recherche : "Il faut être proactif sur la prévention".

Pour continuer à accélérer, Alan compte d’ailleurs sur le lancement d’une nouvelle offre, à destination des retraités de moins de 75 ans. Une population faisant état d’un besoin important de prévention, d’un pouvoir d’achat souvent diminué et d’une recherche de confiance, doublée d’une aisance digitale croissante. À cet effet, Alan "Dolce Vita" leur proposera donc un accès au soin et à la prévention facilité, à une couverture complète et à des tarifs transparents. Pour le reste, Alan vise en 2025 une croissance de l’ordre de 40 % de ses revenus et entend aussi passer le cap du million de membres dans les 12 à 18 prochains mois.

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