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Philippe Salle reçoit les pleins pouvoirs chez Atos / Il présentera sa vision lors d’un Investor Day prévu en mai
L’assemblée générale d’Atos, qui se tenait ce 31 janvier 2025 au siège social de la société à Bezons, avait plusieurs objectifs, tous atteints. Le premier d’entre eux était bien sûr la nomination de Philippe Salle en tant que Président-Directeur Général (PDG), approuvée à 94,18% par les actionnaires. Nommé président du conseil d’administration en octobre dernier, celui-ci accède ainsi désormais pleinement à la direction exécutive du groupe. Cette prise de fonction marque l’aboutissement d’une période de transition de trois mois, durant laquelle Jean-Pierre Mustier occupait le poste de directeur général. Chargé d’assurer la stabilité du groupe en pleine restructuration financière, ce dernier a orchestré le passage de relais.
Le nouveau PDG prend les rênes d’Atos à un moment charnière. La restructuration financière est désormais achevée, "une étape décisive dans la sécurisation de l'avenir de notre groupe", a rappelé Jean-Pierre Mustier, cette restructuration ayant "permis une réduction de 2,1 milliards d'euros de nos dettes brutes, rendant notre structure de capital plus soutenable". Avec une dette désormais sans échéance de remboursement avant fin 2029, Atos bénéficie également de la flexibilité nécessaire pour mener à bien son redressement.
Philippe Salle dispose donc de tous les leviers pour se concentrer pleinement sur sa mission : le redressement opérationnel de l’entreprise, lui donner une nouvelle visibilité stratégique, tout en rétablissant la confiance des actionnaires et des clients. Pour y parvenir, il a souligné la nécessité de définir une feuille de route, qui sera présentée lors d’un Investor Day prévu "début ou mi-mai ", a précisé le dirigeant en réponse à une question d’actionnaire. Lors de cet événement dont la date sera bientôt fixée, "je donnerai une perspective 2025-2028, un plan à quatre ans de la trajectoire future d’Atos", a-t-il indiqué.
En attendant, l’assemblée générale a également permis d’approuver les comptes de l’exercice 2023, dont la publication avait été retardée à plusieurs reprises en raison de complications liées aux travaux d’audit. L’approbation de ces comptes n’a été rendue possible qu’après la stabilisation de l’entreprise, notamment grâce à la récente restructuration financière. Afin de permettre cette réunion tardive, le Tribunal de Commerce de Pontoise avait accordé un délai supplémentaire jusqu’à fin mars 2025. Finalement, les actionnaires ont validé ces comptes à hauteur de 99,82%.
Outre, la prise de commandes de Philippe Salle, l'assemblée générale d'Atos du 31 janvier 2025 a marqué un renouvellement significatif du conseil d'administration, passé de 14 à 8 membres. Une réduction qui témoigne d'une volonté de simplification et d'efficacité dans la gouvernance, et qui s’explique en partie par le départ de certains administrateurs, Monika Maurer, Alain Crozier et Astrid Stange ayant choisi de ne pas renouveler leur mandat.
Les nouveaux membres apportent une expertise précieuse pour accompagner Atos dans sa transformation. Joanna Dziubak, ancienne dirigeante chez Goldman Sachs et Park Square Capital, apporte une solide expérience en stratégie et en fusions-acquisitions. Hildegard Müller, ex-présidente de la division des technologies numériques chez Deutsche Telekom, enrichit le conseil avec ses compétences en transformation numérique et en gestion des grandes entreprises technologiques, des atouts cruciaux pour le développement futur d'Atos. Le renouvellement du mandat de Sujatha Chandrasekaran, ancienne Chief Digital and Information Officer chez CommonSpirit Health, renforce également les capacités technologiques et opérationnelles du conseil.
L’ensemble de ces annonces n’ont provoqué aucune réaction sur le cours de Bourse d’Atos, qui était stable à 0,0022 euro vendredi. Ce niveau extrêmement bas résultant de la dilution massive générée par les opérations de restructuration financière menées par le groupe. A ce propos, les actionnaires ont approuvé vendredi la mise en œuvre d’un regroupement des actions, avec une parité qui ne pourra excéder 10 000 actions anciennes pour une nouvelle. Philippe Salle a précisé que cette opération pourrait être réalisée "d'ici fin avril ou début mai ", en réponse à une question d’actionnaire.
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