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Bouygues : la part des contrats internationaux atteint un niveau inédit dans les activités de construction / Le point bas serait passé pour Bouygues Immobilier
Des résultats qualifiés de "très solides". "Nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés ", s’est félicité le directeur général de Bouygues, Olivier Roussat ce jeudi matin lors de la présentation des performances annuelles du conglomérat. Le chiffre d’affaires 2024 du groupe s’est affiché en légère croissance sur un an, de 1 %, à 56,8 milliards d’euros, et a dégagé un résultat opérationnel courant des activités (ROCA) en augmentation de plus de 124 millions d’euros (+5 %), à 2,535 milliards d’euros. Une progression largement portée par Equans, dont le ROCA progresse de 135 millions d’euros et par Bouygues Construction dont le ROCA a augmenté de 45 millions d’euros.
Le résultat net part du groupe Bouygues s’est élevé quant à lui à 1,058 milliard d’euros, en progression de 18 millions sur un an. Surtout, le free cash-flow avant besoins en fonds de roulement (BFR) est en hausse de 8 %, tandis que le niveau d’endettement net à fin décembre s’améliore à 6,1 milliards d’euros (contre 6,3 milliards d’euros à fin 2023) alors même que le conglomérat a entrepris des acquisitions pour environ 1,1 milliard d’euros au cours de l’exercice. Pour 2025, le groupe vise un chiffre d’affaires et un ROCA en légère croissance par rapport à l’année dernière.
Un carnet de commandes au plus haut historique
Et nouvelle encourageante dans le contexte actuel du marché, les activités de construction ont enregistré un carnet de commandes record, ressortant à 32,2 milliards d’euros, en hausse de 13 % sur un an, "avec une progression de la part à l’international qui représentait fin 2024 68 % de notre carnet contre 51 % il y a encore 10 ans. Tout cela nous donne donc une excellente visibilité sur les années futures ", a annoncé Olivier Roussat.
Dans le détail, celui de Colas a gagné 700 millions d’euros par rapport à 2023 à 13,1 millions d’euros. Concernant Bouygues Construction, le carnet de commandes est en hausse de 3,2 milliards d’euros sur un an, à 18,2 milliards d’euros, porté par les pôles travaux publics (+42 %), le bâtiment international (+6 %), et le bâtiment en France (+3 %). "De bon augure pour 2025 pour l’activité que nous allons réaliser avec Bouygues Construction d’autant que le secteur du bâtiment en France est encore un secteur en décélération. Pour le groupe, les revenus sont en croissance de 2 % ", a souligné Olivier Roussat.
Bouygues Immobilier attend le redémarrage du marché
La situation est en revanche toujours tendue pour Bouygues Immobilier avec un marché du tertiaire encore à l’arrêt. "Nous avons certes observé un repli des taux d’intérêt permettant de redémarrer un peu les réservations et de faire baisser les taux de désistement mais le redémarrage reste fragile. Nous avons cependant le sentiment d’avoir le point bas derrière nous", espère le directeur général.
Pour l’heure, le carnet de commandes est en repli de 100 millions d’euros, s’élevant néanmoins à 900 millions d’euros. Le chiffre d’affaires de l’activité recule de 17 % à 1,5 milliard d’euros. "Au cours de l’année 2024, Bouygues Immobilier s’est adapté dans une nouvelle configuration de marché et est prêt à suivre le redémarrage du marché quand celui-ci arrivera… en 2025 ou plus tard ", a-t-il insisté.
Le développement d’Equans a franchi une nouvelle étape
Au total, le chiffre d’affaires des activités de construction du conglomérat a atteint 27,5 millions, en hausse de 1 %, tiré par Bouygues Construction (dont les revenus sont en hausse de 6 % à 10,3 milliards d’euros), pour un ROCA à 827 millions d’euros, en légère baisse par rapport à l’année dernière en raison de Bouygues Immobilier.
Equans, enfin, a continué à dérouler le plan "Perform" (qui vise notamment une marge des activités de 5 % en 2027). Celle-ci s’est élevée à 3,5 % en 2024 (+1,2 point), " avec une excellente conversion du ROCA en cash-flow avec 98 % avant BFR et un excédent financier net qui ressort à 1,5 milliard d’euros, contre 181 millions d’euros fin 2022 ", a précisé le directeur général, expliquant qu’"Equans a bénéficié d’une demande extrêmement soutenue notamment dans le domaine des transitions énergétique, industrielle, numérique. Des marchés extrêmement porteurs qui nous permettent d’être sélectifs dans les affaires et de choisir celles pouvant générer une marge supérieure. Ce qui n’empêche pas le carnet de commandes de progresser de 3 % sur un an, à 24,5 milliards d’euros ".
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