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Fintech / Seyna

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Le modèle de Seyna vise toujours juste / L’assurtech a un cap clair pour les prochaines années

L’assurtech a vu son activité nettement grimper en 2024, portée par ses différentes propositions verticales. Le résultat d’un modèle permettant d’accompagner les courtiers au fil de leurs différentes étapes de développement, de la création de nouveaux produits jusqu’à leur amélioration. De quoi pousser Seyna à creuser cette trajectoire à l’avenir, en gardant le cap sur ses investissements technologiques.
(Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Les innovateurs du secteur de l'assurance ont fait leur retour sur le devant de la scène des fintechs en 2024. Un regain d’attention résultant de plusieurs signaux positifs, dans un contexte où les investisseurs ont fait preuve de davantage de prudence et de sélectivité. En cause, des modèles d’affaires généralement plus précautionneux et, pour celles opérant dans le B2B, des investissements bien ciblés et profitant donc au déploiement de la croissance. Le tout porté par une cible de clientèle faisant effectivement état d’un besoin de nouvelles solutions. Seyna, agréé par l’ACPR pour ses activités d’assurance dommages depuis son lancement en 2019, dont la technologie permet aux courtiers de créer des produits d’assurance sur-mesure distribués par la suite en marque blanche et d’en assurer le suivi, en fait d’ailleurs la démonstration ce mardi en publiant des résultats annuels en forte croissance.

La jeune entreprise membre du French Tech 120 – soutenue par White Star Capital, Elaia et GFC – a en effet émis 91 millions d’euros de primes l’année dernière, correspondant à une croissance de 30 % sur un an. Une progression réalisée grâce à ses sept verticales assurantielles, comme l’affinitaire automobile (en hausse de 66 %), la santé animale (+ 78 %) ou encore la santé, lancée en 2023 et qui a rencontré une croissance de 184 %. L’activité y a été soutenue par la croissance de ses partenaires courtiers historiques, à l’instar de Soluprev ou April, mais également au travers de nouveaux partenariats, comme ceux noués avec SPVIE et Yonivers. Au total, l’entreprise compte une centaine de courtiers partenaires

 

Des choix étudiés

 

Cette dynamique d’activité a été menée de concert avec une diminution des ratios combinés de 3 %, sur l’ensemble des portefeuilles de Seyna, et une amélioration de 1,6 point de sa marge. Son ratio de solvabilité a, de son côté, atteint 205 %. "Ces résultats démontrent la pertinence de notre modèle. C’est une mission possible que de faire de la distribution de produits d’assurance intermédiée, notre business model est lisible et porté par une équipe augmentée par la technologie", se félicite le dirigeant de l’entreprise, Stephen Leguillon, à l’occasion d’un entretien accordé à WanSquare. À noter que les effectifs de 40 collaborateurs sont restés stables au fil de l’année.

En revanche, Seyna reste toujours en perte. Un choix conséquent à la poursuite d’investissements significatifs déployés dans la technologie de l’entreprise, assumé par Seyna avec le soutien de ses actionnaires. "Notre business assurantiel est sain et notre ratio de solvabilité se situe bien au-dessus des normes. Nous restons concentrés sur le suivi de notre retour sur investissements. Ils sont raisonnables et ciblés, et génèrent un retour très élevé. Ils ralentiront quand il ne sera plus aussi dynamique", explique Stephen Leguillon.

Il faut dire que le secteur est en proie à des changements d’importance, notamment en raison de l’intelligence artificielle générative. Un risque pour l’industrie, observe Stephen Leguillon, du fait des fraudes qu’elle permet de créer. Mais qui représente aussi une opportunité, tant pour permettre aux assureurs de les détecter, que pour augmenter les capacités de ses équipes et leur offrir de quoi se concentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée. En clair, une manière de se différencier davantage.

 

Nouvelle impulsion stratégique

 

Si Seyna était traditionnellement installée sur deux verticales - soit la conception de produits d’assurance et des outils logiciels pour digitaliser et faciliter les opérations -, l’entreprise a décidé, dans le cadre de son nouveau plan stratégique à l’horizon 2027, de se concentrer uniquement sur son cœur de métier : celui de son modèle d’assureur. Sa technologie sera ainsi désormais réservée aux courtiers dans le cadre de leur partenariat assurantiel. Tous les investissements iront donc dans ce sens, en plus de l’internationalisation. Une expansion internationale que Seyna opère au travers de ses clients, qu’il accompagne lorsqu’ils décident de s’étendre dans d’autres pays. "Il faut qu’ils se disent qu’ils veulent le faire avec nous, grâce à la valeur ajoutée que nous leur offrons", indique Stephen Leguillon. L’entreprise est pour l’instant présente, en plus de la France, en Allemagne, en Espagne et en Pologne.

Pour la suite, la stratégie de développement est en tout cas claire. Il s’agira évidemment d’aller chercher de nouvelles parts de marché, en renforçant les partenariats existants grâce au lancement de nouveaux produits - ils sont environ 120 à date -, de convaincre de nouveaux acteurs sur les verticales existantes et, enfin, d’en ouvrir une huitième. Le lancement devrait intervenir en 2026.

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