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Covéa tire parti de la diversification de ses métiers dans un contexte volatil / Des fondamentaux solides pour affronter les aléas climatiques et économiques
Une année 2024 comme preuve de la force de la diversification de ses activités. Covéa a fait état ce jeudi de résultats annuels solides : des primes acquises à près de 28 milliards d’euros, en croissance de 3,6 %, portées par les principales activités du groupe (assurance France, réassurance, ainsi que par la vie et la non-vie) ; un bon résultat net part du groupe à 1,2 milliard d’euros, en hausse de 9 % sur un an (en proforma) ; un ratio combiné groupe de 99,7 %, juste à l’équilibre mais en amélioration de plus de 2 points par rapport à 2023, et un taux de rendement des placements à 2,9 %, en forte progression de 0,4 point. Le ratio de solvabilité est robuste à 191 %. L’on notera également les fonds propres comptables qui dépassent pour la première fois la barre des 20 milliards d’euros en 2024, à 20,5 milliards d’euros.
2024, la troisième année la plus sinistrée depuis 2015
Le tout malgré une année marquée encore par de sérieux évènements climatiques. "La charge sur les sinistres climatiques a été plus faible qu’en 2022 et 2023, des exercices particulièrement sinistrés mais 2024 reste néanmoins la troisième année la plus sinistrée depuis 2015 pour le groupe, en raison notamment des tempêtes Kirk et Leslie et du cyclone à Mayotte pour GMF, soit une charge brute qui s’est élevée à 685 millions d’euros. Par ailleurs, la forte pluviosité qui a caractérisé 2024 a également donné lieu à une hausse marquée des fréquences sur la garantie dégâts des eaux habitation. Le coût des sinistres graves a quant à lui été plus limité l’année dernière, en particulier en pro et entreprises ", a détaillé Michael Walker, directeur général finances de Covéa, indiquant également qu’en construction, " la sinistralité a été plus importante en 2024 dans un contexte de niveau élevé des défaillances d’entreprises dans le secteur du bâtiment et de hausse des coûts pesant sur certains dossiers, ce qui a entraîné une révision du montant des provisions sur ce marché et conduit à un ratio combiné de 103,5 % sur l’ensemble du périmètre non-vie ".
Bonne performance de PartnerRe
Concernant la réassurance, qui couvre à la fois l’ensemble du périmètre de PartnerRe et Covéa Coopérations, les primes sont en légère augmentation, de 1,2 % soit environ 10 milliards d’euros et un peu plus d’un tiers des primes de Covéa. "PartnerRe représentant un peu près 90 % de ces primes d’assurances ", a précisé Michael Walker, s’arrêtant un instant sur l’impact de la fiscalité internationale (pilier 2 de la réforme de l’OCDE : taux d’imposition de 15 % minimum). " Elle a eu deux impacts. D’abord en 2023 avec l’entrée en fiscalité des Bermudes, ce qui a donné lieu à un produit comptable exceptionnel de 384 millions d’euros au niveau de la contribution pour le groupe de PartnerRe. En 2024, une nouvelle charge d’impôt a été comptabilisée pour 193 millions d’euros. Lorsque l’on retraite ces éléments, l’on constate que le résultat net de PartnerRe, à 1,05 milliard d’euros (contre 1,47 milliard d’euros au 31 décembre 2023) progresse de 15% ", a souligné le directeur général finances.
Et grande satisfaction pour Covéa : le résultat de l’assurance internationale redevient positif, avec un profit de 25 millions d’euros, soit une amélioration de 180 millions d’euros par rapport à la clôture 2023, "et qui consacre les actions importantes réalisées sur ce périmètre. Un plan de retour à l’équilibre a été en effet initié courant 2023 pour Covéa Insurance au Royaume-Uni qui s’est traduit, notamment, par la sortie d’activités non stratégiques", a rappelé Michael Walker. Dans cette même optique, le groupe a d’ailleurs annoncé, ce mercredi, la finalisation de la cession de CSE, basé en Californie, au groupe Compre.
Un modèle capable de gérer les cycles
"Nos fondamentaux sont très solides, le groupe bénéficie de la bonne diversification de ses activités, avec ses trois marques fortes (MAAF, MMA, GMF) bien implantées en France (11, 3 millions de clients) et PartnerRe en réassurance. Elle soutient le modèle économique de long terme du groupe", s’est félicitée Maud Petit, directrice générale adjointe de Covéa ce jeudi matin, souhaitant aussi profiter de cette conférence pour évoquer les évolutions de fond qui impacteront, selon elle, "durablement" les métiers du groupe. "Nous restons concentrés sur notre métier, sur les besoins d’assurance de nos clients et sociétaires qui doivent rester au cœur de nos préoccupations. Notre métier est de leur apporter sécurité et protection et d’anticiper les tendances. Ce métier emporte des responsabilités, de préserver nos grands équilibres à long terme, pour être en capacité de respecter nos engagements, quelles que soient les incertitudes et les conditions économiques et financières. La force de notre modèle nous permet de gérer les cycles, l’assurance étant un métier de long terme", a-t-elle insisté.
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