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Hopium / plan de continuation / pile à combustible hydrogène
Après l’approbation de son plan de redressement, Hopium conforte ses perspectives / Grâce à un passif allégé et à des besoins de financement couverts jusqu'à mi-2026
Plus d’un an et demi après son placement en procédure de redressement judiciaire, Hopium semble prêt à ouvrir un nouveau chapitre. À la fin du mois de mars, le Tribunal des activités économiques de Paris a approuvé le plan de redressement de la cleantech, désormais spécialisée dans la pile à combustible hydrogène. Les créanciers et les actionnaires de l’entreprise, répartis en 13 classes de parties affectées, s’étaient prononcés à hauteur de 11 classes en faveur de ce plan. "Cette décision du Tribunal marque la fin d’une période d’incertitude, et le début d’une nouvelle phase pour Hopium", avait alors souligné le président-directeur général du groupe, Stéphane Rabatel.
Le plan de continuation a permis au groupe de réduire son passif de 35 millions à 9 millions d’euros. Il s’appuie également sur un financement obligataire de 12,5 millions d’euros de la part du fonds Atlas Special Opportunities, partenaire de longue date de l’entreprise, qui est venu se substituer à la seule augmentation de capital ayant été initialement envisagée dans la première mouture du plan présentée en décembre. Un financement lui donnant toutefois de quoi couvrir les besoins de sa feuille de route de développement et de production, jusqu’au deuxième trimestre de 2026.
Trouver des partenaires industriels
Ce plan de continuation ayant donc bien été approuvé par le Tribunal et le délai d’appel venant tout juste d’expirer, Hopium a repris ses discussions avec des industriels qui seraient susceptibles de lui apporter des moyens pour l’accompagner sur le long terme, a fait savoir l’entreprise lundi. Qui a souhaité, par la même occasion, détailler de quelle manière sa stratégie serait désormais organisée.
Car Hopium est confiant par rapport aux marchés auxquels il s’adresse - tant sur ceux de niche (aéronautique et maritime) que sur ceux routiers et spécifiques "à forte valeur ajoutée". Une orientation amorcée par l’entreprise dès son retournement, rappelle-t-elle, puisque son placement en redressement judiciaire avait été l’occasion d’indiquer que son projet initial de berline à hydrogène allait être mis en retrait, à la faveur du développement d’une pile à combustible hydrogène. Un objectif qui s’inscrit dans la Stratégie nationale pour l’hydrogène décarboné, ayant été actualisée par le gouvernement la semaine dernière, insiste Hopium.
"Le développement de solutions Hopium pour les marchés de niche aérien et maritime permettra de financer l’optimisation de son système pile, et son industrialisation en maîtrisant les coûts de fabrication afin d’atteindre à terme le niveau de compétitivité nécessaire pour le marché des poids lourds", assure ainsi le groupe. Pour ce faire, les travaux en R & D vont être poursuivis, tandis qu’un projet de recherche sur la durabilité de la pile à combustible sera aussi poursuivi. Il devrait permettre de venir renforcer le portefeuille de brevets d’Hopium, composé à date de 16 d’entre eux.
Le CIR en renfort
Ces différents projets se traduisent notamment par l’allocation de plus de 150 000 euros de crédit impôt recherche pour l’exercice 2024, indique l’entreprise. Pour l’heure, les applications maritimes sont les plus avancées : de premiers tests sur banc d’essai ont déjà été réalisés et celui pour son système complet vient juste de débuter. De fil en aiguille, les essais en conditions réelles devraient se dérouler au quatrième trimestre de 2025.
S’agissant des applications routières pour le transport lourd, l’objectif reste d’être en mesure de proposer à l’horizon 2028-2030 une réelle alternative compétitive au diesel. Certaines applications pourraient néanmoins être adressées avant cette date, prévoit Hopium, en raison d’une forte valeur du kilomètre parcouru pour le client. "Hopium a reçu de nombreuses demandes d’information de la part d’acteurs de ces marchés", dit le groupe, ne fermant pas la porte à des premières applications au cours de l’année 2025. "Les avancées prometteuses dans le maritime et l’intérêt croissant de nombreux prospects pour notre technologie valident notre vision et notre stratégie. Le chemin est encore long mais notre ambition reste intacte : proposer une véritable alternative au diesel pour les transports lourds, fondée sur une technologie innovante, robuste, durable et compétitive", a ajouté Stéphane Rabatel.
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