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Revolut s’appuie sur Frédéric Oudéa pour présider son board en Europe de l’Ouest / Un nouveau recrutement de taille dans le secteur bancaire français
Revolut ne fait pas de mystère quant à ses ambitions françaises. Et sait recruter des poids lourds du secteur bancaire tricolore pour mieux les atteindre. La fintech britannique vient en effet d’annoncer que Frédéric Oudéa allait la rejoindre en qualité de président de l’Europe de l’Ouest. Au mois de juin, Revolut avait déjà nommé Béatrice Cossa-Dumurgier à la direction générale de ses activités dans la région : une dirigeante ayant œuvré pendant quinze ans chez BNP Paribas à des postes de hautes responsabilités, avant de rejoindre le secteur de la Tech, qui a également été administratrice de Société Générale.
"Je suis convaincu que Revolut est à la pointe de la banque de détail en Europe, c’est pourquoi j’ai été très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe, alors que l’entreprise est en passe de devenir une véritable institution bancaire ", a fait savoir l’ancien patron de la banque de la Défense, ayant transmis les rênes de sa direction générale à Slawomir Krupa en mai 2023, après quinze années à occuper ces fonctions. "À la tête de la Société Générale, il a dirigé l’une des plus grandes banques européennes tout en étant un défenseur de l’innovation, positionnant notamment Boursobank en pionnier de la banque digitale en France", s’est félicité de son côté le dirigeant et co-fondateur de Revolut, Nik Storonsky, à l’occasion de l’annonce.
Des engagements français amorcés
Sa présidence non exécutive de Revolut en Europe de l’Ouest sera menée en parallèle de son poste de président du conseil d’administration de Sanofi, à la manœuvre dans un secteur opposé. Une nomination qui vient de nouveau souligner la place de choix qu’occupe la France dans la stratégie d’expansion globale de Revolut. Dans le cadre de Choose France, au mois de mai, la fintech avait fait savoir qu’elle avait jeté son dévolu sur Paris pour créer un nouveau siège social, d’où seront supervisées ses activités ouest européennes. Du surcroît, la néo-banque avait annoncé qu’elle prévoyait d’investir plus d’un milliard d’euros en France au cours des trois prochaines années, et qu’elle y créerait plus de 200 nouveaux emplois.
Surtout, la fintech a déposé une demande d’agrément de licence bancaire française, auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui viendrait ainsi s’ajouter à celui, comparable, reçu en Lituanie en 2018. "La nomination de Frédéric Oudéa intervient alors que Revolut accélère sa stratégie de localisation de ses produits et de ses opérations dans ses principaux marchés d’Europe de l’Ouest – dont l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Irlande, l’Italie et le Portugal avec l’objectif de renforcer ses interactions avec l’ACPR et les régulateurs des autres marchés de la région", précise d’ailleurs Revolut, revendiquant à date plus de 60 millions de clients dans le monde. "Attirer un dirigeant de ce calibre illustre à quel point le paysage financier européen évolue et nous permet de renforcer notre engagement à proposer des solutions innovantes, centrées sur le client, à grande échelle", a ajouté Nik Storonsky.
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