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Macro-économie / Taux / pétrole / Opep+ / Matières premières

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L’OPEP persiste à vouloir accroître ses parts de marché / ​​​​​​​L’offre de pétrole progresse bien plus vite que la demande

L’accélération de l’organisation des pays producteurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) sur la fin de leur réduction de production volontaire va alimenter de près de 137 000 barils par jour - dès octobre 2025 - une offre de pétrole déjà pour le moins dynamique. L’agence internationale de l’énergie dévoile dans son point mensuel sur l’or noir que la croissance de l’offre hors OPEP+ n’est pas en reste avec plusieurs producteurs de premier rang qui ont atteint ou même dépassé leurs plus hauts historiques.
Plateforme pétrolière.  Getty Images via AFP
Plateforme pétrolière. Getty Images via AFP

Nul besoin d’une visite de Donald Trump ou d’un dirigeant européen pour voir le cartel pétrolier augmenter sa production. Après avoir régulièrement débouté les dirigeants américains ces dernières années, voici que l’organisation des pays producteurs de pétrole et ses alliés (OPEP +) ont décidé d’accélérer sur la fin progressive des réductions d’offre qu’elle a mises en place depuis de longs mois.

​​​​​Or, à en croire la communication faite par l’Agence internationale de l’énergie, il semble que si "l’OPEP + devrait actuellement ajouter 1,3 million de barils par jour (mbpj) en 2025 et 1 mbpj l’année prochaine", à l’offre d’or noir, c’est un montant qui se trouve être le même que celui anticipé pour les pays hors OPEP +. Un ensemble d’économies où l’AIE note que la " croissance de l’offre de pétrole se poursuit à un rythme soutenu, la production des États-Unis, du Brésil, du Canada, de la Guyane et de l’Argentine atteignant ou approchant des sommets historiques", néanmoins ces évolutions semblent avoir largement été anticipées par le marché.

 

Attendu


Les différents acteurs sont en effet loin d’être pris de court tant un tel choix de la part de l’OPEP + était dans toutes les têtes en fin de semaine passée. Du côté de l’AIE on constate que "les prix du pétrole ont peu évolué après que l’OPEP + a convenu, le 7 septembre, de commencer à réduire sa deuxième tranche de réduction de l’offre, en vigueur depuis avril 2023". Tamas Varga, analyste chez le courtier PVM Oil Associates, évoquant le choix pris par l’OPEP, considérait la semaine dernière qu’il serait " un signal fort indiquant que la reconquête de leur juste part du marché est prioritaire par rapport au soutien des prix à un moment où l’appétit mondial pour le pétrole n’est pas considéré comme vorace".

Certains facteurs pourraient continuer de soutenir la demande de pétrole – au-delà d’une hausse de la consommation que nous évoquions en fin de semaine passée – selon le spécialiste, lequel considère que "le renforcement des sanctions à l’encontre des acheteurs de pétrole brut russe, notamment la Chine et l’Inde, pourrait fournir de nouveaux arguments aux optimistes du pétrole, mais ces mesures restent pour l’instant au stade des déclarations". Il n’en considère pas pour autant que la prime de risque géopolitique puisse éternellement empêcher les prix de diminuer à nouveau.

 

Réalité

 

C’est également ce qu’affirme l’AIE, laquelle explique que "le sentiment des investisseurs à l’égard du pétrole est resté fortement baissier, car la perspective d’une offre excédentaire imminente a atténué tout élan positif sur les prix". Le courtier de PVM Oil va même plus loin puisqu’il assène qu’au vu des dernières prévisions il est bien possible que ce qui constitue aujourd’hui un plancher aux yeux du marché devienne prochainement un plafond.

Traçant le parallèle avec la situation de 2016, il s’est remémoré que le PDG "d’une des grandes compagnies pétrolières avait déclaré que les traders pourraient bientôt commencer à remplir des piscines de pétrole brut". Une comparaison quelque peu exagérée convient-il, mais qui devient de plus en plus vraie au fil des mois. Le Brent avait atteint il y a presque 10 ans un plus bas de 27,10 dollars pour une moyenne annuelle de 45,14 dollars. Les stocks étaient alors montés à des niveaux particulièrement élevés.

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