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Macro-économie / Taux / Agence internationale de l'énergie / solaire / éolien

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Agence internationale de l'énergie / solaire / éolien

Le solaire porte le renouvelable jusqu’à la fin de la décennie / Permettant de surmonter les difficultés liées à l’approvisionnement et au financement

La dynamique des énergies renouvelables semble faire fi des vents contraires et ce en grande partie grâce à l’essor du solaire photovoltaïque d’ici la fin de la décennie. Dans son rapport annuel dédié aux renouvelables, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) explique effectivement que 80 % de l’augmentation mondiale des capacités d’énergies propres viendra du solaire.
CHINA-INNER MONGOLIA-DALAD BANNER-CLEAN ENERGY (CN)
CHINA-INNER MONGOLIA-DALAD BANNER-CLEAN ENERGY (CN)

Ni plus ni moins que la production d’électricité de la Chine, de l’Union européenne et du Japon. Voici la capacité supplémentaire de production d’énergies renouvelables qui devrait émerger d’ici 2030, à en croire le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’environnement n’est pourtant pas des plus favorables tant il est rappelé le contexte de tensions sur les chaînes d’approvisionnement, de problématiques liées au réseau ou encore de pressions financières et de revirements politiques.

Pour autant du côté de Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, on refuse de se départir de son optimisme et il affirme que certes " la croissance de la capacité mondiale en énergies renouvelables dans les années à venir sera dominée par le solaire photovoltaïque, mais l’éolien, l’hydroélectricité, la bioénergie et la géothermie y contribueront également". Il explique néanmoins la santé insolente du solaire comme étant dû d’une part à sa croissance sur les marchés établis et de l’autre par un fort dynamisme dans des économies telles que l’Arabie saoudite, le Pakistan et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Un succès en grande partie de part un coût des plus faibles lorsqu’il s’agit d’ajouter une nouvelle production.

 

Chambouler

 

Pas de quoi suffire pour autant à empêcher que les perspectives de croissance de la capacité mondiale d’énergies renouvelables soient revues à la baisse par rapport à celles présentées il y a un an. Le coupable est tout trouvé à en croire l’agence ; ce changement est effectué "principalement en raison de changements de politique aux États-Unis et en Chine ". Ses experts arguant que "la suppression anticipée des incitations fiscales fédérales, ainsi que d’autres changements réglementaires aux États-Unis, ont réduit nos prévisions de croissance des énergies renouvelables sur le marché américain de près de 50 % par rapport aux prévisions de l’année dernière".

La fin des tarifs fixes dans l’Empire du milieu nuisant à la rentabilité des projets et conduit l’AIE à diminuer le rythme de croissance des renouvelables sur le marché chinois. Les lueurs d’espoirs sont à chercher ailleurs sur le globe puisque que ce soit en Inde, dans une majorité d’économies émergentes et également en Europe les chiffres ont été révisés à la hausse. Des revirements politiques favorables, des temps réduits pour obtenir des autorisations ou encore des contrats d’achats passés par les entreprises sont mis en avant pour expliquer ce phénomène. L’éolien pourrait également vite jouer un rôle plus important et ce malgré les difficultés actuelles du secteur. Les équipes de Fatih Birol tablent sur "une expansion considérable à mesure que les goulets d’étranglement de l’offre se résorberont et que les projets progresseront, notamment en Chine, en Europe et en Inde. "


Baisser la garde

 

La prudence n’en demeure pas moins de mise concernant le rythme de l’augmentation de la production en raison des contraintes qu’elle fait peser sur les réseaux électriques. L’Europe se souvient encore de la panne conséquente qui a touché la péninsule ibérique récemment, du côté de l’AIE on s’inquiète essentiellement des "restrictions de production et des phénomènes de prix négatifs se produisent déjà sur un plus grand nombre de marchés, ce qui témoigne de la nécessité d’investir d’urgence dans les réseaux, le stockage et la production flexible". Sans investissements conséquents sur ce volet difficile de tirer pleinement les bénéfices de la montée en puissance des renouvelables.

Autre problématique loin d’être résolue, celle de la dépendance à la Chine notamment concernant l’éolien et le solaire. L’AIE reste peu optimiste à court terme expliquant que malgré les efforts de diversifications actuels, elle table sur une "concentration en Chine pour les segments de production clés [qui] devrait rester supérieure à 90 % d’ici 2030 ". Ce qui revient pour nombre d’États à troquer une dépendance contre une autre.

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