WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / marché automobile français

Entreprises / Actions
marché automobile français

L’électrique confirme sa poussée sur le marché automobile français / Les nouveaux modèles tirent les ventes et stimulent les commandes

Derrière un mois de novembre quasi stable, l’électrique continue de tirer le marché français. La part de ces motorisations dépasse désormais un quart des ventes, portée par de nouveaux modèles et par un rebond sensible des commandes.
La nouvelle Renault 5 symbolise la montée en puissance de l’électrique en France (Photo by FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
La nouvelle Renault 5 symbolise la montée en puissance de l’électrique en France (Photo by FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

La photographie de novembre du marché automobile français peut donner l’illusion d’un marché figé, avec 132 927 immatriculations de voitures particulières et un repli symbolique de 0,29 % selon la Plateforme automobile (PFA). Un léger tassement qui intervient après trois mois où le marché avait montré un mieux (+2,2 % en août, +1 % en septembre, +2,9 % en octobre), porté en particulier par les motorisations électriques. Toutefois, la quasi-stabilité du mois dernier ne contredit pas le mouvement. Sous la surface, le marché demeure fortement contrasté, avec des segments en nette accélération et d’autres en repli plus marqué. Les données d’AAA Data éclairent ce décalage entre volume et structure réelle de la demande : "Un marché bas avec une non dynamique globale, mais un marché fortement contrasté selon les groupes et les énergies", souligne Julien Billon, son directeur général.

Le fait majeur de novembre est donc une nouvelle poussée de l’électrique, qui s’impose comme le principal moteur du marché. "Les mesures de soutien permettent aux motorisations électriques d’atteindre un inédit 26 % de part de marché et une croissance de 47 %", indique AAA Data. Cela signifie qu’en novembre, plus d’un véhicule sur quatre vendu en France est désormais électrique, une étape symbolique dans le basculement du marché. La performance provient autant des flottes (+78 %) que des particuliers (+40 %), signe de l’ancrage progressif de ces motorisations dans l’ensemble des canaux. Elle repose aussi sur une offre de plus en plus riche sur les modèles compacts, des Renault 5 et Scénic aux Peugeot 208 et e-C3, qui concentrent les volumes et séduisent une clientèle attentive au prix.

 

La Renault 5, nouvelle figure de proue de l’électrique

 

Les données d’AAA Data montrent que la percée de l’électrique se lit désormais clairement dans le classement mensuel des modèles. La nouvelle Renault 5 figure parmi les modèles les plus immatriculés du mois en électrique, aux côtés du Scénic, qui continue de gagner du terrain depuis son lancement. Sur les onze premiers mois de l’année, la Renault 5 cumule déjà 31 571 immatriculations, selon la PFA, ce qui en fait l’un des modèles électriques les plus diffusés du marché. Chez Stellantis, la Peugeot 208 électrique confirme sa diffusion malgré un mois plus difficile pour la marque, tandis que Citroën installe progressivement l’e-C3 dans le paysage, avec une montée en puissance visible au fil des semaines. Renault prépare également la montée en cadence de la R4, dont les premières immatriculations s’inscrivent dans la tendance d’ensemble.

Dans ce contexte porté par l’électrique, les signaux avancés donnés par les commandes prennent une importance particulière. "Les commandes en octobre sont en hausse à deux chiffres à 17 %", observe AAA Data. "Avec cette tendance sur les commandes, les perspectives d’un début d’année 2026 encore plus bas que le plus bas s’éloignent", ajoute l’organisme. Le renforcement continu de l’électrique devrait en effet prolonger ce soutien, dans le sillage de ces derniers mois. Cette montée en cadence intervient alors que la réglementation européenne sur les émissions a été assouplie au printemps 2025, avec un lissage des objectifs CAFE - le dispositif qui fixe les plafonds d’émissions de CO₂ pour chaque constructeur - sur la période 2025-2027. Une flexibilité qui offre aux groupes français une marge de manœuvre bien plus confortable qu’il y a quelques mois pour éviter les pénalités liées aux seuils d’émissions.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article