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Macro-économie / Taux / INSEE / confiance / consommation

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Légère embellie pour la confiance des ménages français / Une fin d’année qui les voit devenir un peu plus optimistes

La dynamique positive du mois de décembre ne change pas la réalité d’un indicateur de confiance des ménages qui demeure morose. L’indicateur la synthétisant dévoilé par l’INSEE ce matin ne passe en effet que de 89 points en novembre à 90 points en décembre, ce qui demeure bien en dessous de la moyenne de long terme – établie à 100 depuis 1987. Conséquence directe de cette situation : l’épargne est plébiscitée plus que jamais et les Français considèrent que le moment est propice à mettre de l’argent de côté.
Produits contre la vie chère. Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP
Produits contre la vie chère. Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP

Prudence est mère de sûreté. Les ménages hexagonaux semblent s’être emparés de cet adage à en croire l’indicateur de confiance qui leur est consacré mensuellement par l’INSEE. L’institution livrant plusieurs enseignements bien différents dans sa publication de ce mercredi, le plus immédiat est que la confiance demeure largement en retrait par rapport à ces dernières décennies, ce qui se retrouve dans le comportement des Français.

Ces derniers sont effectivement pour le moins enclins à épargner, l’institution exposant que le solde d’opinion attaché à l’opportunité d’épargner "gagne un point et atteint un nouveau record historique, bien au-dessus de sa moyenne de longue période". Alors même que la capacité d’épargne actuelle et future diminue quelque peu – de l’ordre de 2 points – à en écouter ces mêmes ménages et ce tout en restant bien supérieure à leur moyenne historique.

 

Reprise

 

Le pessimisme est également de mise en ce qui concerne la situation financière personnelle future des Français, le solde d’opinion associé perd quant à lui un point et "s’éloigne de nouveau de sa moyenne de longue période ". Autant d’indices qui font dire à Lucile Bembaron, économiste chez Asterès, que "les signaux relatifs à l’épargne restent défavorables à la reprise de la consommation". Son analyse est qu’en l’état actuel des choses une "telle configuration pèserait sur la consommation et, par conséquent, sur la croissance économique".

Pour trouver des signaux positifs, il faut aller du côté de la proportion des ménages considérant comme opportun, au vu de l’environnement économique, d’effectuer des achats importants, qui rebondit. Le solde attaché gagne près de trois points et tout en demeurant inférieur à sa moyenne de longue période peut constituer le début d’un rebond de la consommation. Chez l’économiste on relève également que "les inquiétudes liées au chômage s’atténuent légèrement : le solde correspondant recule de deux points en décembre, à 45, même s’il reste supérieur à sa moyenne de long terme, située autour de 33".

 

Décalage

 

La perception de la réalité de l’inflation ne semble toujours pas être une chose aisée pour les ménages tricolores, d’un côté Lucile Bembaron note que "l’appréciation du niveau de vie récent s’améliore, en lien avec le net ralentissement de l’inflation, qui s’établit à 0,8 % en glissement annuel en décembre 2025". Un constat qu’on ne retrouve pourtant pas dans un autre indicateur, celui ayant trait à la part des ménages estimant – en décembre - que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois avec un solde associé qui gagne 5 points et atteint son plus haut depuis février 2025. Alors même que l’inflation est rentrée dans son lit en France, comme en attestent les derniers chiffres en date, de quoi s’inscrire en contradiction avec une perception bien au-dessus de sa moyenne historique.

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