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Macro-économie / Taux / pétrole / AIE / sobriété

Macro-économie / Taux
pétrole / AIE / sobriété

L’Agence internationale de l’énergie suggère de se serrer la ceinture / Le temps d’attendre que les flux de pétrole reviennent à la normale

À perturbation exceptionnelle, recommandations exceptionnelles. La planète est en effet pour l’heure privée de l’essentiel des barils de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz – soit 20 % de la consommation mondiale -, une situation qui a poussé l’Agence internationale de l’énergie à proposer une batterie de mesures. Celles-ci visant à diminuer la consommation en jouant sur différents leviers.
Covoiturage. Photo par MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Covoiturage. Photo par MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

La sobriété est de mise. À en écouter l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tant que le conflit au Moyen-Orient perdure, il serait de bon ton de se pencher sur la façon d’encaisser le choc énergétique. Pas moins de dix options sont mises sur la table par ses soins, visant à permettre la meilleure gestion possible des ressources et ce, que ce soit pour les ménages, les gouvernements ou encore les entreprises. Des recommandations que l’institution considère être en droite ligne avec sa mission de garantir la sécurité énergétique.

Une partie de ces mesures concernent les arbitrages possibles, les plus efficaces étant considérés comme ceux défavorables à l’avion. L’AIE expliquant qu’une « réduction d’environ 40 % des vols effectués à des fins professionnelles est réalisable à court terme » couplée à une diminution conséquente des vols professionnels pourrait « faire baisser la demande en kérosène de 7 % à 15 % ». Même son de cloche concernant la cuisson cette fois, il est préconisé de favoriser les solutions électriques ou assimilées afin d’économiser les combustibles fossiles et de les réserver à des usages plus essentiels. Les industriels sont également sollicités et il leur est suggéré de mettre en œuvre des mesures d’efficacité et de maintenance au plus vite, l’optimisation de certaines installations pourrait réduire la consommation de pétrole jusqu’à 5 %.

 

Dos rond

 

Avant de dérouler la liste de ses préconisations, l’AIE a martelé que « la reprise du transit par le détroit d'Ormuz est la mesure la plus importante pour rétablir des flux stables de pétrole et de gaz et atténuer les tensions sur les marchés et les prix ». Fatih Birol a également cherché à rassurer cette semaine, expliquant « qu’en termes de stocks des gouvernements et de l’industrie […], si vous les combinez, il y aura toujours plus de 1,4 milliard de barils qui restent, ce qui signifie que nous pouvons faire plus tard si nécessaire".

Pour l’heure, les suggestions fleurissent du côté de l’institution installée à Paris. On y retrouve un plébiscite du télétravail. La baisse des déplacements entre son travail et son domicile est considérée comme non négligeable, le calcul effectué argue que « trois jours de télétravail supplémentaires, pour ceux dont l’emploi le permet, pourraient diminuer la consommation de carburant des voitures de 2 % à 6 %, avec une réduction potentielle moyenne d’environ 20 % pour les conducteurs individuels ». Le gain serait moins considérable pour les poids lourds, leur vitesse étant déjà largement réduite, pourrait conduire à économiser environ 5 %.

Les pratiques vertueuses ne s’arrêtent pas là avec une conduite adaptée des véhicules utilitaires et un chargement optimisé de ces derniers qui pourrait diminuer la consommation de ceux-ci de 3 % à 5 %. Le covoiturage est évidemment synonyme de sobriété avec une baisse induite de 5 à 8 % de la consommation de carburant des voitures. On retrouve enfin dans les préconisations de l’AIE des incitations d’une part à prendre les transports en commun – diminuant de 1 % à 3 % les consommations de pétrole des voitures – et de l’autre des restrictions pures et simples de l’usage de la voiture certains jours aurait un effet certains – une réduction comprise entre 1 % et 5 %.

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