Macro-économie / Taux / Fitch Ratings / France / Effet de levier
Macro-économie / Taux
Fitch Ratings / France / Effet de levier
Un conflit prolongé mettrait à mal les prêts à effet de levier / Fitch Ratings ne voit pas les acteurs français être épargnés
Un mur de renouvellement qui se rapproche dangereusement. Si les affrontements au Moyen-Orient semblent prendre la voie de l’apaisement, ils continuent d'inquiéter l’ensemble des acteurs économiques. Il faut dire que les conséquences ne sont pas indolores et les braises du conflit restent encore chaudes. C’est l’hypothèse d’une reprise des affrontements qui préoccupe les équipes de Fitch Ratings, celles-ci expliquant que les acteurs ayant des besoins de refinancement prochainement devraient ne pas rester les bras croisés.
Les données disponibles dans le « France High Yield and Leveraged Finance Handbook » tendent en effet en ce sens. Tout particulièrement concernant les émetteurs tricolores ayant eu recours au financement à effet de levier : aux 20 % des prêts syndiqués arrivant à échéance en 2028 s’ajoutent quelque 7 % supplémentaires en 2026-2027. Une situation qualifiée de « point sensible au niveau régional en matière de risque de refinancement ». Pour l’heure, le scénario de base de Fitch Ratings est celui d’une majorité d’émetteurs commençant « à refinancer leurs échéances cette année dans des conditions commerciales normales, bien que volatiles ».
Anticiper
Une façon de profiter du répit offert par le cessez-le-feu, tant les acteurs concernés sont sous pression pour se refinancer dans un environnement de forte volatilité. Reste que l'on se veut rassurant du côté de la firme américaine, où on explique que la France dispose d’un marché du financement à effet de levier pour le moins mature, avec à la fois des investisseurs nationaux et étrangers pour le moins actifs. Le risque financier élevé est présenté comme le fruit « d’une forte activité de LBO plutôt que [celui] d’un risque-pays systémique, les prêts à effet de levier constituant le principal outil de financement ».
Récemment, les refinancements et les recapitalisations auraient aidé à stimuler les émissions, alors même que l'on se trouvait dans un contexte de faible activité de rachat sur les marchés secondaires ou tertiaires. La dynamique de l’an passé avait contribué à faire grossir le marché, étant donné que les volumes d’obligations et de prêts y avaient dépassé ceux de 2021 - précédent record. Portés très largement par les prêts, ces derniers représentant 60 % des émissions de dette en 2025.
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