Macro-économie / Taux / PPE / électrique / décarbonation
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PPE / électrique / décarbonation
Une fin de quinquennat sous le signe de l’électrique / Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle salve de mesures ce matin
Un coup d’accélérateur de plus pour l’électrification de la France. Emmanuel Macron a réuni ce matin son "équipe de France" dédiée à la question, l’occasion pour l’Élysée d’officialiser une série d’engagements. Ces derniers concernent tant la mobilité électrique, que l’électrification de l’industrie, celle des transports ou encore du bâtiment. La réunion du jour s’inscrit dans un agenda déroulé depuis 2022 par le président de la République et un discours fondateur à Belfort.
Les annonces du jour se placent bien évidemment dans le prolongement de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE 3) dévoilée à la fin du mois d’avril et ont été accompagnées de chiffres des plus concrets. Parmi lesquels figure l’engagement de la Filière Industrielle des Entreprises des Réseaux Electriques (FIERE) de « poursuivre le déploiement des investissements nécessaires, de l’ordre de 200 milliards d’euros jusqu’en 2040 ». Une somme devant tant accompagner l’électrification des usages prévue par le Gouvernement, que servir à la modernisation des réseaux. Un engagement qui devrait déboucher sur plus de 10 000 recrutements par la FIERE chaque année.
Construire
Certains acteurs ont fait des annonces en leur nom propre, tels que RTE expliquant vouloir « tripler ses investissements d’ici 2030, en faveur de l’électrification » ou encore Enedis qui annonce s’engager « à réduire de 30 % ses délais de raccordement ». La filière des réseaux n’est pas la seule à avoir dévoilé ses plans, celle des pompes à chaleur dévoilant un pacte visant à produire pas moins d’1 millions de pompes à chaleur par an dans l’Hexagone. De quoi créer plus de 41 000 emplois d’ici à 2030.
Son de cloche volontariste également pour les acteurs de la recharge avec l’engagement de déployer d’une part « 60 000 nouveaux points de charge rapides et ultrarapides accessibles publiquement d’ici 2030 », pour près de 3,5 milliards d’euros supplémentaires, et d’autre part de faire de même pour les bornes en copropriété avec un objectif d’un million à l’horizon 2035. Autant d’ambitions pour lesquelles le recours aux entreprises et TPE françaises est plébiscité.
Enchaîner
L’effort à venir est d’autant plus pertinent aux yeux d’Emmanuel Macron, que les sommes allouées à l’électrification ont déjà été conséquentes dans un passé récent. Que ce soit les 6 milliards d’euros du plan France Relance consacrés à l’hydrogène et aux véhicules propres ou encore les « 4,5 milliards d’euros [du même plan qui] ont été mobilisés pour la décarbonation de l’industrie, 2,1 milliards pour les usines de batteries, 1,9 milliard pour les éoliennes en mer ou 800 millions pour les projets d’hydrogène vert ». Le crédit d’impôts industrie verte a quant à lui permis de financer 18 projets industriels et ce pour la bagatelle de 10 milliards d’investissements privés.
Les moyens que le gouvernement investira d’ici 2030 sont représentatifs de cet effort renforcé, puisqu’on passera de quelque 5,5 milliards annuellement dédiés à l’électrification à près de 10 milliards d’euros désormais. De quoi permettre de régler en partie la question de la souveraineté énergétique, avec encore près de 60 % de la consommation énergétique tricolore qui est permise par des importations. L’objectif est de parvenir est à 50 % d’ici le milieu du siècle et ce en portant la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie à 38 % en 2035 – là où elle était de 27 % en 2024.
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