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Macro-économie / Taux
RTE / éclipse / France
Une éclipse qui mettra à l’épreuve le système électrique / RTE veille à la sécurité d’alimentation
Une éclipse d’un autre siècle. Lors de celle qui s’est produite en 1999, il n’y avait alors ni RTE ni production photovoltaïque conséquente. Seule 1 GW de puissance liée à l'énergie solaire était alors installé sur l’ensemble de la planète. Le gestionnaire du réseau public hexagonal de transport d’électricité a donc dû préparer l’épisode de ce soir en s’appuyant sur des épisodes d’une intensité moindre, tels que l’éclipse partielle du 20 mars 2015.
RTE explique qu’elle a abouti à « une baisse d’environ 2 000 mégawatts de production photovoltaïque, tandis que l’Europe enregistrait une diminution de près de 35 GW. » De quoi mesurer l’ampleur d’un phénomène qui met à rude épreuve le système électrique en faisant varier fortement la production photovoltaïque en seulement quelques dizaines de minutes. La situation avait été sous contrôle en 2015, une réussite attribuée à la bonne coordination entre les différents gestionnaires de réseau à l’échelle européenne. Sur le continent, la production solaire devrait quant à elle diminuer de près de 9 700 mégawatts.
Minutieux
Il ne semble pas y avoir de raison que cela en soit autrement cette année, puisque les prévisions réalisées par RTE tablent sur le fait « qu’en cas de ciel dégagé, la production photovoltaïque française pourrait diminuer d’environ 1 800 MW, et la production européenne de près de 9 700 MW au plus fort de l’éclipse, entre 19h30 et 21h30 ». Des estimations qui se situent en deçà des baisses de 2015 et 2025, en grande partie du fait d'un horaire favorable juste avant la tombée de la nuit.
Les leçons de ces dernières années devraient être mises à profit, les équipes du gestionnaire de réseau expliquant avoir eu confirmation de la méthodologie à mettre en œuvre lors des éclipses partielles de 2021 et de 2025. La première a eu un impact plus limité d’environ 550 MW en France et la seconde ayant également permis une continuité de l’exploitation des installations.
Intégrer
Des méthodes de prévision affinées d’autant plus essentielles que la capacité solaire est devenue conséquente dans l’Hexagone avec près de 30 GW de capacité installée à date. Un poids croissant qui se traduit dans les méthodes de pilotage du système électrique. Chez RTE, on établit un parallèle entre la baisse attendue et la consommation électrique de Lyon, loin d’être négligeable, d’autant plus que le parc nucléaire hexagonal souffre des températures ayant contraint à la mise à l’arrêt de certains réacteurs - 15,6 % de la puissance installée manquait à l’appel le week-end dernier.
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