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Macro-économie / Taux / RTE / électricité / énergétique

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RTE / électricité / énergétique

Le système électrique tricolore encaisse sans broncher les vagues de chaleur / La France est restée massivement exportatrice d’électricité cet été

Un retour d’expérience instructif à plus d’un titre. La publication cette semaine des données consolidées de RTE sur l’été permet de comprendre la façon dont le système électrique national a su faire face aux températures élevées. L’occasion de constater une fois de plus que la France est un atout pour le continent.
Centrale nucléaire à l'arrêt. Photo par SAMEER AL-DOUMY / AFP
Centrale nucléaire à l'arrêt. Photo par SAMEER AL-DOUMY / AFP

Un précieux parapluie électrique. À défaut de pouvoir compter sur la fraîcheur des températures, les Français ont pu compter sur l’importance de la production électrique nationale pour ne pas subir une double peine estivale. Au moment d’aborder le sujet de ces mois de fortes chaleurs, Thomas Veyrenc, directeur général Économie, Stratégie et Finances et membre du directoire de RTE, explique que cette situation structurelle de surcapacité aura permis de passer l’été sans encombre sur ce plan. Il décrit un système dont le fonctionnement estival a été conforme aux modèles du gestionnaire de réseau et permettra d’améliorer leur précision.

Il en veut pour preuve que durant 99,9 % de ce laps de temps, la France est demeurée un exportateur majeur d’électricité en Europe. Les différentes perturbations connues par le parc hydraulique, le parc éolien ou encore le parc solaire n’ont pas eu d’incidence sur la capacité à satisfaire la demande. On se montre également satisfait du côté du directeur général Économie, Stratégie et Finances des évolutions de prix. Bien que ceux-ci aient connu un mouvement haussier généralisé sur le continent, le spread avec nos voisins s’est maintenu durant toute la période à notre avantage.

 

Peigne fin

 

L’examen de l’ensemble des postes de production montre également des réalités parfois aux antipodes des idées reçues. Notamment en ce qui concerne l’hydraulique, lequel est loin de faire les gros titres alors même que l’été 2026 est la pire année de production depuis 1976 à l’exception de l’année 2022. Une mauvaise nouvelle qui tranche avec la montée en gamme du parc solaire, lequel s’est accru en un an et n’aurait pas connu une production réduite lors des différentes vagues de chaleur.

Un constat dont ne peut pas se targuer l’éolien, lequel a connu un été en dents de scie avec une production tout d’abord faible durant la première canicule, avant de devenir meilleure pendant les deux épisodes suivants. Un constat à ne pas systématiser néanmoins puisque Thomas Veyrenc indique que « statistiquement l’éolien produit moins pendant les fortes chaleurs, mais ce n’est pas systématique. » De quoi expliquer le recours plus conséquent cette année aux centrales à gaz. Celles-ci ont en effet davantage été sollicitées en fin de journée. Ce qui s’explique par le fait qu’alors que la production solaire décline avec le coucher du jour, la demande se maintient, tirée par la climatisation. Une donne qui vaut également au niveau européen, puisque pour rappel l’Hexagone produit  bien plus d’électricité qu’il ne lui en faut.

 

Relever

 

Largement mises en avant, les différentes indisponibilités de réacteurs nucléaires ne sont pas au cœur des observations de RTE. Au contraire, puisqu’il s’avère que malgré un niveau élevé, la production nucléaire « n’est pas en recul par rapport à l’an passé, le parc ayant abordé l’été avec un haut niveau de disponibilité pour la saison. » Les données partagées font part d’indisponibilités climatiques représentant un volume maximal d’environ 10 TWh en 2026 - expliquées comme la différence entre le potentiel théorique de production et la production effective -, ce qui demeure un niveau supérieur à la moyenne historique.

Autant de bonnes nouvelles sur le plan de la production, qui ne veulent pas dire pour autant que les transits d’électricité ont été chose aisée l’an passé. Un plan « fortes chaleurs » a été déployé par RTE afin d’exercer une surveillance intensifiée de certains ouvrages du réseau, dès lors que les températures sont supérieures à 35 °C. De quoi limiter les défaillances des équipements, leur nombre étant resté en droite ligne avec les étés précédents. L’autre danger majeur étant celui des incendies, l’important évènement en Gironde fin juillet a ainsi nécessité de nombreuses mises hors tension préventive de lignes à la demande des autorités compétentes.

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