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Macro-économie / Taux / OCDE / Automobile

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OCDE / Automobile

Le coûteux déclin de l’automobile européenne / Tous les acteurs voient leur situation se détériorer

Moins d’emplois, des dépendances de plus en plus nombreuses et des licenciements coûteux socialement. L’industrie automobile européenne accuse le coup ces dernières années et l’ensemble du Vieux continent avec elle, tandis qu’elle doit opérer une transformation profonde pour s’adapter aux transformations liées à l’électrification de la motorisation.
Usine. Photo par PATRICK PLEUL / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
Usine. Photo par PATRICK PLEUL / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP

Un géant pour le moins chancelant. Bien qu’il emploie encore plus de 6 millions de personnes dans l’Union européenne, le secteur automobile doit faire face à des défis toujours plus nombreux allant de l’électrification à la concurrence chinoise, en passant par la numérisation ou encore le changement démographique. D’autant plus que l’OCDE avertit que la structure de l’emploi a largement évolué sur la période et devrait continuer à le faire dans les années à venir.

Le seul chiffre communiqué précédemment cache ainsi le fait qu’une recomposition se soit opérée depuis 2019. Entraînant une diminution de l’emploi parmi les équipementiers automobiles ainsi que dans la production. Une double peine pour les géants de l’automobile d’Europe occidentale, lesquels ont également vu une partie de leurs activités être relocalisées dans l’Europe centrale et orientale. Un autre pan du problème concerne le sort des salariés du secteur, ceux-ci voient leur métier évoluer à grande vitesse sans que leur formation ne suive le rythme.

 

Prévenir

 

Il faudra former pour passer la transition sans encombre. L’OCDE explique qu’une grande partie des maux de l’automobile européenne ne sont pas irrémédiables et s’inquiète de voir que « près de 80 % des ouvriers de l’industrie automobile signalent des modifications substantielles de leur environnement de travail, et environ un tiers d’entre eux subissent ces changements sans formation. » Une meilleure prise en charge de la problématique de la formation continue est ainsi réclamée, pour l’heure ce sont essentiellement les petits équipementiers et les concessionnaires qui souffrent le plus. À la différence des grands constructeurs, ils ne disposent de systèmes de formation et de mécanismes d’anticipation du changement à même de leur permettre de tenir le rythme.

L’institution considère qu’il faut renforcer l’accès à la formation pour ces acteurs les moins favorisés, notamment en termes de mesures de reconversion. Une injonction qui s’accompagne du constat que les travailleurs ayant perdu leur travail sont aujourd’hui en partie laissés-pour-compte. Les victimes de licenciements massifs ont vu leurs revenus chuter de 57 % la première année après avoir quitté l’entreprise et restent à des niveaux toujours inférieurs de 20 à 25 % après six ans.

 

Frontières

 

Tous les maux ne trouvent pas leurs sources à l'intérieur des frontières du Vieux continent. L’OCDE pointe du doigt non seulement l’arrivée d’une féroce concurrence chinoise mais également l’apparition de nouvelles dépendances vis-à-vis de Pékin. Le chiffre de la part du géant asiatique dans les intrants intermédiaires – notamment les batteries et l’électronique de pointe - est ainsi « passé de quasiment zéro à 3 %, [et ce] principalement dans les batteries et l’électronique avancée". En droite ligne avec une proportion de l’approvisionnement intra-UE en intrants intermédiaires qui est quant à elle passée de 18 % à 25 % entre 1995 et 2025.

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