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Macro-économie / Taux / Sur les marchés

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Sur les marchés

Pour gagner avec les actions, il faut savoir se montrer patient

Une étude réalisée par Allianz GI démontre que cette classe d'actifs est la plus rémunératrice sur...2 siècles. Et assurément sur des périodes glissantes de 30 ans. Le plus important étant de réinvestir les dividendes distribués.
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Allianz GI, la société de gestion d’Allianz, a voulu savoir si le placement actions était véritablement le plus rémunérateur sur longue période. D’où l’étude qu’elle a réalisée à partir des données du S&P 500 et ce, sur 2 siècles ! Un travail intéressant car jusqu’à la fin des années 90, il était de notoriété publique (en tout cas, nul ne venait contredire cette vérité) que les actions étaient les reines des placements à long terme. Puis s’étaient ensuivies plusieurs crises aux conséquences très négatives pour cette classe d’actifs. Il était assez symptomatique de voir qu’après avoir dit que sur 10 ans, les actions étaient toujours gagnantes, la période s’était ensuite allongée à 30 ans…

Et aujourd’hui, Allianz GI tient le même propos mais sur… 2 siècles. Dans le détail, l’établissement parle de périodes glissantes de 30 ans depuis 1800, périodes au cours desquelles les actionnaires ont bénéficié en moyenne d’un rendement annuel net d’inflation de 6,95%, évoluant entre un point bas de 2,81% entre 1903 et 1933 et un plus haut de 10,63% entre 1857 et 1887. En parallèle, les investisseurs ayant choisi d'investir dans des emprunts d'État ou des dépôts à terme ont subi des pertes. Par exemple, les investisseurs exposés à des bons du Trésor américains entre 1950 et 1980 ont ainsi perdu 2% par an en moyenne sur une base réelle. Et de donner un exemple qui laisse rêveur même s’il semble complètement irréel : les arrière-arrière-arrière petits-enfants d'un investisseur qui aurait investi 100 dollars dans un portefeuille actions en 1871, seraient aujourd’hui les heureux bénéficiaires d’un capital d’une valeur d’environ 18 millions de dollars.

Ramenées sur une période d’investissement de 10 ans glissants, la surperformance des actions est toujours de mise puisque la classe d’actifs a généré en moyenne une performance réelle maximum de 16,84% depuis 1800, contre 12,41% pour les bons du Trésor américains et 11,62% pour les T-bills américains. La perte maximum de 3,96% sur les actions durant une période de 10 ans est également inférieure aux pertes respectives de 5,36% et 5,08% subies par les bons du Trésor et les T-Bills américains. « La moitié de la performance nominale de 8,7% par an en moyenne s’explique par la contribution des dividendes et le réinvestissement de ces dividendes. Bien qu’il ne soit pas pertinent d’extrapoler ces rendements moyens élevés sur l’avenir, les investisseurs doivent néanmoins être conscients du rôle clef que jouent les versements de dividendes dans le processus de génération de revenus et de création de richesse », précise Neil Dwane, stratégiste chez Allianz GI.

Si l’on regarde la performance des actions par rapport à d’autres classes d’actifs plus spécifiquement français et répertoriée par le centre de recherche indépendant IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), il ressort que les actions sont également gagnantes mais plutôt à partir d’une période de 20 ans (les actions des foncières, donc des actions spécialisées dans l’immobilier, arrivant en tête du podium avec un gain de 11,7% devant les actions en général qui gagnent 8,9%). Sur 10 ans, c’est un autre placement qui dépasse tout le monde : l’or (avec un rendement de 11,2%). Sur 30 et 40 ans, les actions tous secteurs confondus arrivent largement en tête par rapport à l’immobilier, les obligations et l’or. A noter que ces statistiques sont calculées à partir de performances calendaires remontant à 1974 (et non pas sous forme glissante comme l’a fait Allianz GI).

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