Régulation / Concurrence / Macro-économie / Régulation
Régulation / Concurrence
Macro-économie / Régulation
Partenariat transatlantique : la France, pas si gagnante que ça
A l’occasion de l’ouverture ce lundi du 12ème cycle de négociations du partenariat transatlantique à Bruxelles, Natixis a souhaité faire le point sur les principales analyses d’impacts économique. Et les chiffres sont nombreux sur le sujet, tout comme les partisans et opposants à ce projet d’accord entre les deux grands blocs économiques que sont les Etats-Unis et l’Union européenne. Si la plupart des données confirment l’intérêt d’un pacte entre les puissances, qu’en est-il dans le détail pour la France ?
Pour mémoire, l’accord se divise en 24 chapitres, regroupés en trois parties. A savoir : l’accès au marché (services, marchés publics etc.), la coopération réglementaire (cohérence réglementaire, obstacles techniques au commerce etc.) et les règles (développement durable, énergie et matières premières etc.). « Globalement ce sont les Etats-membres de l’UE dont la relation économique avec les Etats-Unis est la plus développée qui profitent le plus du TTIP », rapporte Natixis.
Selon une étude de 2013 de la Fondation Bertelsmann, le Royaume-Uni, la Suède ou encore l’Espagne seraient les pays les plus favorisés par un partenariat, avec des hausses respectives de leurs PIB de 9,7%, 7,3% et 6,55%. La France, quant à elle, serait l'une des nations qui profiterait le moins dans l’UE de la conclusion du TTIP (+2,64% de PIB par habitant en moyenne) du fait de son faible commerce de biens avec les Etats-Unis. La récente étude du WTI (World Trade Institute), confirme également le gain limité de la France qui bénéficie de 0,3% de revenu national arrivant en 21ème place sur les 28 États membres de l’UE, explique Natixs. Et pour ce qui est des créations d’emplois, la France ne serait qu’à la 6ème place avec 121 566 emplois supplémentaires, selon le CEPR (Centre for Economic Policy Research).
Autre élément qui concerne l’Hexagone : les plus grands impacts sur les exportations françaises serraient observés dans le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques (2,32 milliards d’euros). Le secteur des équipements de transports serait également favorisé à hauteur de 1,86 milliard d’euros et celui des véhicules automobiles serait gagnant de près de 1,17 milliard d’euros, selon WTI.
En revanche, le monde agricole ne serait pas à la fête. Les valeurs ajoutées produites dans le secteur baisseraient en moyenne de 0,8% d’ici à 2025 dans l'UE, d’après le CEPII (Centre de recherche français dans le domaine de l'économie internationale). Un chiffre qui serait de -0,7% pour la France. En outre, les exportations agricoles de notre pré carré diminueraient de 0,3%, ce qui reste néanmoins en-dessous du niveau allemand (-2,6%).
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

