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Top 10 des évolutions digitales bancaires les plus prometteuses
1.La désintermédiation
De nouveaux acteurs comme les start-ups tirent pleinement profit du numérique pour faciliter aussi bien le crédit (comme Lending Club) que la gestion de patrimoine (WealthFront). Aux Etats-Unis, l’usage massif du digital par les clients pourrait mener à 800 000 licenciements en 10 ans selon Citi Group. Mais le cabinet EY ne croit pas en la disparition des banques : elles s’adaptent, à l’image de Goldman Sachs dont 30% des employés sont désormais ingénieurs et programmeurs.
2.La personnalisation
Personnaliser l’expérience client via l’analyse de données apparaît comme une évidence. Pourtant, d’après une étude Personetics-GfK, les clients trouvent encore insuffisants les outils et conseils digitaux individualisés, tandis qu’une majorité de sociétés se disent encore au stade « émergent » sur ces offres. Mais plus étonnant, les jeunes générations font davantage confiance aux conseillers physiques pour les grandes décisions, loin du tout-digital, selon une étude de TimeTrade.
3.La disponibilité
Le numérique permet certes d’accéder à son compte à tout moment, mais les clients plébiscitent encore à 57% les entretiens « à la demande » avec un conseiller, selon l’étude de TimeTrade. Ainsi, les entreprises multiplient les initiatives pour rendre leurs conseillers plus disponibles. Barclays offre depuis un an et demi des entretiens vidéo ouverts 7 jours sur 7, tandis que la sud-africaine Standard Bank a lancé en septembre dernier une plateforme de chat multicanal, utilisant aussi bien Facebook que Whatsapp.
4.Les Paiements facilités
La technologie mène aussi à une inflation de solutions diverses pour gérer ses dépenses. Un seul geste pour payer devient possible via un simple bracelet de la banque espagnole Caixa, ou même un geste de la manche, grâce au costume de l’australienne Heritage Bank. Plus largement, de nombreuses applications se sont développées pour gérer ses dépenses, comme PocketGuard ou Moven, qui va même plus loin en proposant un compte et une carte spécifiques, qui transmettent et classent automatiquement toute dépense sur l’application.
5.La monétisation des données
La « data monetization » peut devenir un champ d’activité à part entière pour les banques. Les informations cruciales qu’elles recueillent sur les usages de leurs clients peuvent leur permettre de personnaliser leurs offres au maximum, mais aussi d’offrir des analyses et perspectives à leurs partenaires. Ainsi, MasterCard Advisors aide les commerçants à se situer sur leurs marchés, et les investisseurs à décrypter les dépenses des consommateurs. Le Nasdaq a même développé une plateforme de « Data on Demand ».
6.La Blockchain
Si l’enthousiasme pour la Blockchain ne cesse de se répandre, une de ses formes d’exploitation a particulièrement intéressé les entreprises et régulateurs : la « distributed ledger technology ». Elle permet de tenir un registre commun des transactions, transparent et inviolable, en réduisant considérablement les coûts et les délais. La Banque of Canada expérimente cette option, tandis la société américaine ItBit développe une « Bankchain », qui pourrait bientôt gérer des échanges sur l’or. Plusieurs établissements français (notamment BNP Paribas et Société Générale) viennent parallèlement d’unir leurs forces pour développer une plateforme spécifique de services post-marché.
7.Le sourcing pour les PME
La technologie, ses nouveaux supports et ses réseaux permettent un nouveau financement des PME, traditionnellement plus difficile à épauler car plus fragiles. Funding Circle par exemple, soutenu par BlackRock, développe le financement « peer-to-peer », où plusieurs institutions contribuent à un même projet. La Deniz Bank en Turquie propose une plateforme en ligne de soutien aux outils digitaux pour les PME.
8.Le crowdsourcing
Le crowdfunding est désormais célèbre, mais connaissez-vous le crowdsourcing ? Il permet d’adapter ses services en se basant sur des contributions extérieures, aussi bien celles des start-ups pour intégrer de nouvelles techniques, que celles des consommateurs, pour suivre leurs besoins. McDonald’s fait parfois appel aux amateurs pour créer ses nouveaux burgers, GE pour ses nouveaux appareils, et même la Banque Mondiale pour élaborer des solutions contre le réchauffement climatique.
9.Les robots
L’usage le plus célèbre de robots dans l’industrie financière reste celui des « robo-advisors », capables de délivrer des diagnostics rapides à partir d’une multitude d’informations. La banque suisse UBS utilise par exemple la technologie « Watson » d’IBM, capable de comprendre le langage courant, ainsi que les jeux de mots ou l’ironie. Le japonais Mitsubishi UFJ Financial Group emploie même à certains guichets des robots physiques de 58 centimètres, qui parlent 19 langues.
10.La Banque des objets
On connaissait l’internet des objets, voici sa version bancaire. En s’appuyant sur des objets connectés et des applications, plusieurs sociétés permettent à leurs clients de gérer leurs finances où qu’ils soient. Bradesco propose de connecter sa voiture à son compte bancaire, tandis que la néo-zélandaise ASB a mis au point une tirelire connectée pour enfants, afin de les sensibiliser à la gestion de leur argent.
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