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Exosens se donne les moyens d’être à la hauteur de sa forte demande / Et établit de nouvelles prévisions à moyen terme

La pépite française des technologies critiques d’amplification, de détection et d’imagerie, très exposée aux marchés de la défense et de la surveillance, a signé un exercice 2025 marqué par une forte croissance et une nette amélioration de ses résultats. Pour rester au rendez-vous d’une demande soutenue, Exosens mise sur des investissements dans ses capacités de production, sans mettre de côté sa R&D afin de soigner ses développements technologiques. Les prévisions à court et moyen termes sont alignées sur sa dynamique.
Crédits : Exosens
Crédits : Exosens

Exosens regarde droit devant. La pépite française des technologies critiques d’amplification, de détection et d’imagerie, qui réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires sur les marchés de la défense et de la surveillance, a traversé l’année 2025 sans encombre. Porté par une demande au rendez-vous, le groupe a signé une croissance de 22,1 % sur son dernier exercice clos – et de 12,7 % à périmètre et taux de change constants -, pour un chiffre d’affaires total de 468,2 millions d’euros. « Dans la défense, nous avons continué à bénéficier d’une très forte demande de marché, illustrée par la signature avec l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR) du plus important contrat de vision nocturne remporté à ce jour. Nous avons également observé une accélération marquée des besoins en imagerie pour les applications de défense et, en particulier, dans la surveillance, où l’évolution rapide des menaces liées aux drones constitue une transformation structurelle majeure », a souligné Jérôme Cerisier, le directeur général d’Exosens, à l’occasion de sa publication annuelle.

 

Perspectives prometteuses

 

L’entreprise estime d’ailleurs que les taux d’équipement en jumelles de vision nocturne resteront inférieurs aux niveaux cibles des utilisateurs finaux à moyen terme. De quoi lui permettre de prévoir que l’Europe restera un marché de forte croissance, prévisible, « soutenue par ailleurs par des programmes d’envergure actuellement en cours ou prévus aux États-Unis et dans la région Asie-Pacifique », ajoute Exosens. C’est dans ce contexte, mêlant hausse de la demande mondiale et augmentation programmée des budgets de défense des pays membre de l’OTAN, que le groupe avait annoncé l’an passé un plan d’investissement de 37 millions d’euros, pour muscler ses capacités de production sur le Vieux continent et outre-Atlantique. Il avait, pour mémoire, été relevé en octobre. Le but : les faire grimper de 40 % d’ici à 2027, tout en renforçant son empreinte mondiale et en saisissant de nouvelles opportunités de marché. Hors dépenses de R & D capitalisées, celles qui ont été consacrées aux capacités et à la productivité l’année dernière se sont en tout cas élevées à 36,4 millions d’euros (7,8 % du chiffre d’affaires), en progression de 25,4 %. Elles devraient être portées à 9 % des revenus en 2026.

D’un autre côté, l’année 2025 a aussi été marquée par de nouveaux développements et lancements technologiques, notamment ceux des tubes intensificateurs d’image 5G, qui offrent une amélioration des performances et de la portée de détection. Exosens est le seul fournisseur en mesure de formuler cette proposition technologique aux membres de l’OTAN, précise le groupe, ce qui s’est d’ailleurs traduit par la signature d’un contrat majeur en janvier 2026, avec ACTinBlack. Les dépenses de recherche et développement de l’entreprise se sont ainsi élevées à 7,6 % du chiffre d’affaires en 2025, à 35,7 millions d’euros, en forte hausse de près de 20 %.

 

De la discipline dans le M & A

 

Exosens a aussi procédé à plusieurs acquisitions ciblées en 2025 pour étoffer son portefeuille d’innovations ou bien élargir son marché adressable, dans les dispositifs de vision nocturne et thermique grâce au rachat de l’Espagnol NVLS, par exemple. Ou bien avec celle de Noxant, spécialiste des caméras infrarouges refroidies haute performance, notamment pour des applications défense et surveillance basées sur les drones, et de Phasics, leader des technologies de mesure de fronts d’onde pour les marchés de la défense, du contrôle industriel et des sciences de la vie, du côté de ses activités de détection et d’imagerie. Le groupe a aussi procédé à la cession de son activité d’amplification par micro-ondes en toute fin d’année 2025, afin de renforcer son positionnement stratégique, de soigner sa rentabilité ainsi que son profil de génération de trésorerie.

Déterminé à soutenir et prévoir ainsi sa croissance future, Exosens n’en oublie pas de soigner ses résultats. Si la trajectoire de croissance de ses revenus a été supérieure, en 2025, à ce qui avait été anticipé, elle a également été doublée d’une amélioration significative de sa rentabilité : l’Ebitda ajusté a atteint 151,6 millions d’euros, traduisant une progression de 26,6 % de ce dernier sur un an, et une marge correspondante de 32,4 %, en hausse de 115 points de base. Une dynamique à mettre en lien avec la hausse des volumes de vente, l’amélioration des rendements et un mix produit favorable. Le résultat net des activités poursuivies a, de son côté, plus que doublé pour se fixer à 70,2 millions d’euros, tandis que l’entreprise a également généré 57,3 millions d’euros de flux de trésorerie disponible. Son ratio de levier financier s’affiche, lui, à 1,3 fois.

 

De l’assurance pour les temps à venir

 

Outre l’augmentation de ses dépenses d’investissement visant à soutenir ses capacités de production, pour l’année à venir, le groupe prévoit que la croissance de ses revenus s’affichera à deux chiffres, pour qu’ils se situent entre 520 et 540 millions d’euros. Son Ebitda ajusté devrait quant à lui être compris entre 168 et 178 millions d’euros.

Fort des échelons franchis en 2025 et de ses prévisions pour 2026, Exosens établit aussi de nouvelles perspectives à moyen terme : un objectif de croissance organique annuelle moyenne pouvant atteindre 15 % pour le chiffre d’affaires et supérieure à 15 % pour l’Ebitda ajusté. Le niveau normatif des dépenses d’investissement (hors frais de R & D capitalisée) devrait être de 5 % du chiffre d’affaires, et le groupe évaluera activement des hausses supplémentaires de ses capacités, pour capter davantage de revenus et répondre à l’accélération de la demande. L’objectif d’atteindre 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires sera soutenu par la croissance organique, complétée par une stratégie d’acquisitions disciplinée. Eu égard à cette feuille de route, le ratio d’endettement pourrait augmenter temporairement pour atteindre environ 2 fois. Les actionnaires, de leur côté, se verront rétribués par une politique visant un taux de distribution du dividende annuel compris entre 20 et 25 % du résultat net.

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