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Asset, Management / Gestion d'actifs

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Gestion d'actifs

Le nouveau patron de Pimco tente de rassurer les investisseurs

Nommé le mois dernier à la tête du géant de l’obligataire en remplacement de Mohamed El-Erian, Douglas Hodge, livre enfin son analyse sur les risques et opportunités à l’heure actuelle.
Douglas Hodge - PIMCO
Douglas Hodge - PIMCO

Ses paroles étaient attendues, mais en tant que grand pragmatique, le discours de Douglas Hodge invite rarement à l’exaltation. Dans un entretien au Telegraph, le nouveau P-dg de Pimco a livré son analyse de la crise monétaire qui touche les émergents et des opportunités d’investissement à court terme. Une analyse qui se veut certes rassurante, mais qui n’incite guère à un optimisme débridé.

Premier constat : il faudra se mobiliser pleinement pour obtenir du rendement. A court et moyen terme, selon Douglas Hodge, la hausse des taux d’intérêt -qui alourdira le coût de la dette pour les pays développés-, nuira à la croissance mondiale, et devrait en conséquence limiter les rendements pour l’ensemble des classes d’actifs.

L’avenir n’est pourtant pas si noir. La crise monétaire qui touche de nombreux émergents ne devrait pas « infecter le système financier global». L’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Turquie (les « fragile five »), actuellement scrutés par les marchés, ne disposent pas d’une masse critique suffisante pour perturber l’économie mondiale. Comparant la situation actuelle à la crise téquila de 1994, Douglas Hodge souligne que l’économie des pays en développement est bien plus solide qu’à l’époque, notamment parce que les pays fragiles ont compris l’intérêt de constituer d’importantes réserves ; ceci expliquant la fièvre acheteuse de l’Inde sur l’or. Le Brésil, la plus importante économie du « fragile five », a par ailleurs constitué des réserves de plus de 300 milliards de dollars en devises étrangères, ce qui devrait lui permettre de tenir le coup en cas de choc imprévu.

Quant à la Chine, Douglas Hodge se veut également rassurant. Saluant les réformes ambitieuses menées par Pékin depuis quelques mois, le P-dg de Pimco rappelle que le pays dispose de 4000 milliards de dollars de réserves en devises étrangères, de quoi selon lui sauver l’essentiel, sinon l’ensemble, de l’écosystème financier du pays en cas de crise financière.

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