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BCE: un QE à l'automne | Politique monétaire | WanSquare
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BCE: un QE à l'automne

Selon  les analystes de BNP Paribas, Mario Draghi devrait attendre la fin de l’AQR en octobre, avant d’entamer un programme de quantitative easing, de 300 à 500 milliards d’euros. La zone euro risque sinon la déflation.
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Mais qu’attend Mario Draghi pour agir contre le risque de déflation ? A chaque conférence de presse, le sujet d’un éventuel QE est abordé et depuis quelques mois, Draghi affirme que toutes les options sont étudiées et que le conseil des gouverneurs se tient prêt à agir en cas de nécessité. Or, l’heure semble venue d’intervenir avec la publication de nouvelles anticipations d’inflation, qui ne devrait pas dépasser les 1,5% en 2016. « Les prix augmenteront de 1,7% au dernier trimestre de 2016 » a précisé Mario Draghi lors de la conférence de presse mensuelle de jeudi dernier, comme pour rassurer les marchés et les investisseurs. La BCE considère que les anticipations d’inflation, obtenues grâce à une enquête auprès des prévisionnistes professionnels, auprès des marchés et des consommateurs européens, sont l’indicateur le plus important pour orienter sa politique monétaire. Or, tous ces éléments indiquent des prévisions en baisse depuis six semaines.

Si la BCE tarde tant à réagir, c’est parce qu’elle préfère sans doute attendre les résultats de l’Asset Quality Review, qui seront publiés en octobre prochain, estiment les analystes de BNP Paribas. Mais après cette date, la BCE ne devrait plus hésiter et lancer un programme de rachat. Le mieux cependant serait qu’elle l’annonce quelques mois auparavant, puisque l’effet des mesures d’assouplissement monétaire sur les marchés est toujours important au moment de l’annonce, voire plus important encore qu’au moment où la mesure est effectivement mise en place.

Selon les analystes de BNP Paribas, la BCE pourrait privilégier les achats d’actifs privés mais devrait également acquérir dans une moindre mesure des titres d’Etat, non en fonction de quotas par pays mais selon la situation macroéconomique de chacun. « Pour que la taille des rachats soit suffisante sans que la BCE ne devienne un investisseur prédominant sur le marché, cette dernière devra mixer les achats de titres privés et publics » explique Patrick Jacq, stratégiste senior chez BNP Paribas. Les montants pourraient atteindre de 300 à 500 milliards d’euros.

Quels serait l’impact immédiat d’un rachat d’actifs ? Un resserrement de 60 à 80 pb des spreads italien et espagnol tout d’abord. L’écart de taux entre la France et l’Allemagne devrait lui aussi baisser et atteindre 10 pb pour les titres à 3 ans, et 50 pb à 10 ans ensuite. Surtout, le point mort d’inflation (anticipation du taux des obligations indexées à 5 ans dans cinq ans) devrait sensiblement augmenter et se rapprocher de l’objectif de hausse des prix fixé par la BCE, soit proche de 2%. 

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